16 juillet 2026

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Abidjan devient capitale africaine du taekwondo sous l’égide du kukkiwon

Depuis le début du mois de juillet 2026, la Côte d’Ivoire s’affirme comme un acteur incontournable du taekwondo en Afrique. Une délégation de haut niveau du Kukkiwon, dirigée par son président Grand Maître Yun Ung Suk, a atterri à Abidjan pour une mission historique : certifier les grades de centaines de pratiquants locaux et transformer la métropole ivoirienne en plateforme régionale pour seize nations d’Afrique de l’Ouest.

712 maîtres ivoiriens obtiennent leurs certifications internationales

Du 9 au 14 juillet, 712 enseignants de taekwondo ivoiriens ont passé avec succès leurs examens de régularisation devant les experts du Kukkiwon. Parmi eux, 15 candidats ont décroché leur 7ème dan, le grade ultime de cette session, tandis que 120 autres ont obtenu leur 6ème dan. Ces certifications, longtemps attendues par la communauté sportive ivoirienne, sont désormais valables dans plus de 200 pays à travers le monde.

Le Kukkiwon, organisme basé à Séoul, détient l’autorité exclusive pour la délivrance des dan dans le taekwondo mondial. Sans cette reconnaissance, les grades locaux ne permettent pas de participer à des compétitions internationales ni de prétendre à des stages à l’étranger. Cette régularisation représente donc une révolution pour les athlètes et entraîneurs de Côte d’Ivoire.

Abidjan, nouvelle capitale africaine du taekwondo

Au-delà des examens, cette mission a officialisé le statut d’Abidjan comme hub régional du taekwondo pour seize pays d’Afrique de l’Ouest. Ce choix stratégique fait suite à un protocole d’accord signé en juin 2025 entre le Kukkiwon et la Fondation SIACADO. Désormais, les pratiquants de toute la sous-région pourront préparer et passer leurs examens à Abidjan, sans se déplacer en Asie.

Les fédérations nationales des pays concernés bénéficieront également d’un accompagnement technique direct du Kukkiwon. Selon Grand Maître Yun Ung Suk, le niveau technique exceptionnel des Ivoiriens a joué un rôle clé dans cette décision. Cette initiative vise à harmoniser les standards du taekwondo en Afrique de l’Ouest et à renforcer la compétitivité des athlètes régionaux sur la scène internationale.

Une reconnaissance diplomatique de haut niveau

La visite de la délégation du Kukkiwon a été marquée par des rencontres officielles avec les plus hautes autorités ivoiriennes. Le vice-président Tiémoko Meyliet Koné a reçu une ceinture noire honorifique de 8ème dan en hommage à son engagement pour le développement du sport en Côte d’Ivoire. Le ministre des Sports et du Cadre de vie, Adjé Silas Metch, a réaffirmé la volonté du gouvernement de consolider les liens avec la Corée du Sud dans le domaine sportif.

En retour, Grand Maître Yun Ung Suk a été décoré du titre de Commandeur dans l’Ordre du Mérite sportif ivoirien. Il s’agit d’une première : jamais un président du Kukkiwon n’avait effectué une visite officielle en Côte d’Ivoire auparavant.

Une dynamique sportive en pleine croissance

Depuis les années 2000, le taekwondo connaît un essor remarquable en Côte d’Ivoire. La Fédération Ivoirienne de Taekwondo, reconnue par le ministère des Sports, encadre plus de 50 clubs répartis à travers le pays et organise chaque année des compétitions nationales. Cependant, jusqu’à cette mission, seuls certains grades étaient internationalement reconnus. Le protocole de juin 2025 avait posé les premières bases de ce partenariat, avec pour objectif de faire d’Abidjan un centre de formation et de certification pour les pays voisins comme le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Niger.

Un modèle pour le sport africain

Cette coopération entre la Côte d’Ivoire et le Kukkiwon pourrait bien servir d’exemple pour d’autres disciplines sportives. En transformant Abidjan en une plateforme régionale de formation et de certification, les autorités ivoiriennes visent plusieurs objectifs : attirer des événements internationaux, organiser des stages de haut niveau et renforcer l’attractivité du pays dans une Afrique de l’Ouest très concurrentielle.

La mission du Kukkiwon s’achève mi-juillet. Les 712 candidats ayant réussi leurs examens recevront leurs certificats officiels dans les semaines à venir. Pour la Fédération Ivoirienne de Taekwondo, une nouvelle étape commence : accompagner les autres pays de la zone dans leur développement technique et maintenir le niveau qui a convaincu les experts coréens.