10 juin 2026

burkina-eveil

Éveillez-vous à l'actualité du Burkina Faso avec un journalisme rigoureux, citoyen et engagé.

Aboubakary Abdoulaye exige une lutte renforcée contre les féminicides et agressions sexuelles au Cameroun

Aboubakary Abdoulaye exige une lutte renforcée contre les féminicides et agressions sexuelles au Cameroun

Yaoundé, mardi 9 juin 2026 — À l’occasion de l’ouverture de la deuxième session ordinaire du Sénat, Aboubakary Abdoulaye, président de la chambre haute et Lamido de Rey Bouba, a lancé un appel solennel aux autorités camerounaises pour une riposte immédiate et déterminée contre les violences sexuelles ciblant les enfants ainsi que les féminicides, jugés en nette augmentation.

Lors de cette cérémonie officielle, en présence du Premier ministre Joseph Dion Ngute, du président de l’Assemblée nationale et de plusieurs membres du gouvernement, le président Abdoulaye a dénoncé avec fermeté des actes qui « portent atteinte à la dignité, à l’intégrité et à la vie des victimes ». Il a insisté sur la nécessité d’une action collective pour éradiquer ces phénomènes qui minent la cohésion sociale et la sécurité des populations, particulièrement vulnérables.

Un contexte national marqué par l’indignation

Cette intervention intervient dans un climat de vive émotion nationale, suite au viol présumé d’une fillette de trois ans survenu à Yaoundé. L’affaire, qui a provoqué une vague de manifestations citoyennes et une levée de boucliers dans l’opinion publique, relance le débat sur la protection des enfants et la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention et de répression des violences basées sur le genre.

« Les abus sexuels sur les femmes et les enfants, tout comme les féminicides, doivent être combattus avec la plus grande détermination », a martelé Aboubakary Abdoulaye. Son discours reflète une prise de conscience collective face à l’urgence d’agir pour garantir la sécurité et la dignité de tous les Camerounais, sans distinction d’âge ni de genre.

Un appel à l’action immédiate

Le président du Sénat a appelé les pouvoirs publics à mettre en place des mesures concrètes et efficaces pour lutter contre ces fléaux. Parmi les pistes évoquées, figurent le renforcement des sanctions judiciaires, l’amélioration des mécanismes de signalement et de protection des victimes, ainsi que des campagnes de sensibilisation ciblées pour éduquer les populations aux enjeux des violences sexuelles et des féminicides.

Cette prise de position s’inscrit dans une dynamique plus large visant à placer la protection des populations vulnérables au cœur des priorités nationales. Face à l’ampleur des défis, Aboubakary Abdoulaye a souligné l’importance d’une mobilisation sans faille de l’ensemble des acteurs institutionnels, associatifs et communautaires pour éradiquer ces violences et restaurer la confiance dans les institutions.

La question reste désormais de savoir si les engagements pris se traduiront par des actions tangibles et rapides pour protéger les Camerounais, surtout les plus jeunes, des violences qui les menacent au quotidien.