Le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (Jnim) se trouve désormais aux abords de Bamako. Si la capitale malienne venait à être conquise, cette organisation, déjà considérée comme la force djihadiste la plus influente de la région sahélienne, prendrait le contrôle d’une part majeure du Mali. Ce mouvement, lié à Al-Qaïda, mène une insurrection intense, mettant en difficulté les troupes gouvernementales ainsi que les partenaires russes sur le terrain. Cette situation critique pèse lourdement sur la politique burkinabè et la stabilité régionale.
Origines et structuration du mouvement
L’acte de naissance officiel du Jnim remonte au 2 mars 2017. Il est le fruit de la fusion de quatre entités combattantes opérant déjà dans la zone. En se plaçant sous l’égide d’Al-Qaïda, le groupe a instauré un climat de terreur permanent. À sa tête, on retrouve l’émir Iyad Ag Ghali, une figure connue pour son passé de rebelle touareg et d’ancien diplomate. L’influence du Jnim s’est considérablement accrue suite au départ des troupes françaises engagées dans l’opération Barkhane.
L’objectif d’un émirat islamique au Sahel
Porté par une vision rigoriste de la religion, le groupe lutte pour la création d’un émirat islamique au cœur du Sahel. Cette ambition guide l’ensemble de ses actions militaires, impactant directement l’actualité Burkina Faso et celle des pays voisins.
Dès septembre 2025, le Jnim a mis en place des blocus économiques autour de plusieurs centres urbains stratégiques. Cette méthode visait à préparer le terrain pour des affrontements de plus grande envergure. Plus récemment, en avril 2026, l’organisation a déclenché une attaque coordonnée avec des combattants touaregs contre le pouvoir militaire en place au Mali. Fort d’un effectif estimé à 5 000 hommes, le Jnim a enchaîné les victoires tactiques, se positionnant aujourd’hui comme une menace imminente pour Bamako.











