31 juillet 2026

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Attentat contre goïta : le Mali alerte sur une menace terroriste et le Burkina réagit

Une menace terroriste déjouée à Bamako

Depuis les événements tragiques du 25 avril dernier, une tension palpable persiste dans les rues de Bamako. L’armée malienne a révélé les détails d’une tentative d’assassinat contre les plus hautes autorités du pays, dont le président de la transition, Assimi Goïta. Selon les forces armées, cette opération aurait impliqué des véhicules kamikazes conçus pour frapper des cibles stratégiques, dont la résidence présidentielle.

Le commandant Djibrila Maiga, sous-directeur des relations publiques des armées, a qualifié cette manœuvre d’« attaque savamment orchestrée ». Il a précisé que l’un des véhicules visait directement le chef de l’État, soulignant la gravité d’une telle entreprise. « Ce projet funeste avait pour but d’attenter à la vie de nos dirigeants », a-t-il déclaré avec gravité.

Le Burkina Faso suspend TV5monde : une décision controversée

Face à la couverture médiatique de cette actualité, les autorités burkinabè ont décidé de suspendre la diffusion de TV5monde sur leur territoire. Le Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso a justifié cette mesure en accusant la chaîne d’apologie du terrorisme et de saper la stabilité des institutions maliennes.

Cette décision a suscité des réactions contrastées parmi la population de Ouagadougou. Certains soutiennent fermement l’interdiction, comme Flore Guigma, qui estime que « diffuser des contenus encourageant le terrorisme n’est pas acceptable ». D’autres, comme Serge Théophile Bancé, critiquent un « traitement médiatique condescendant » envers les pays du Sahel, remettant en cause la partialité de certains médias internationaux.

L’espace médiatique sous tension

L’interdiction de TV5monde s’ajoute à une série de suspensions de médias étrangers depuis l’avènement du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir. Des chaînes comme Le Monde, LCI, France 24, RFI, BBC News et Voice of America ont également été touchées, réduisant davantage la diversité de l’information disponible.

Reporters sans frontières a vivement critiqué cette mesure, dénonçant une « interdiction fondée sur des éléments opaques ». L’organisation s’inquiète de l’impact de ces restrictions sur la liberté de la presse et l’accès à une information pluraliste dans la région.