2 juin 2026

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Audition de Aïssatou Diop Fall : la Division de cybersécurité enquête sur ses propos visant Ousmane Sonko

DIRECT : Convoquée par les enquêteurs, les nouvelles révélations de Aïssatou Diop Fall

La journaliste et directrice de média Aïssatou Diop Fall traverse une zone de turbulences judiciaires au Sénégal. Convoquée par la Division spéciale de cybersécurité (DSC), elle doit s’expliquer sur des déclarations polémiques concernant Ousmane Sonko. Malgré une tentative de rectification par des excuses publiques, la pression légale s’accentue sur la patronne de chaîne.

Une procédure déclenchée par le procureur de Dakar

Ce mardi marque une étape décisive pour Aïssatou Diop Fall, qui doit répondre à une convocation des enquêteurs de la police nationale. Cette audition fait suite à l’auto-saisine du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Dakar, Ibrahima Ndoye. L’affaire trouve son origine dans une séquence vidéo devenue virale sur les plateformes numériques.

Dans cet enregistrement, la journaliste aurait formulé des vœux particulièrement graves à l’encontre du leader de Pastef, Ousmane Sonko, évoquant notamment son enlèvement par des groupes terroristes. Ces propos ont immédiatement déclenché une vague d’indignation au sein de l’opinion publique et sur les réseaux sociaux.

Des excuses publiques insuffisantes face à la loi

Consciente de l’ampleur de la polémique, Aïssatou Diop Fall a tenté de désamorcer la situation en publiant une vidéo de pardon. Toutefois, cette démarche n’a pas suffi à interrompre l’action de la justice. Au Sénégal, la législation sur la cybercriminalité et le Code pénal encadrent strictement les interventions publiques sur internet, particulièrement lorsqu’elles touchent à la sécurité des personnes.

Plusieurs chefs d’accusation pourraient être examinés par les enquêteurs de la DSC, notamment :

  • L’incitation à la violence ou à des actes criminels.
  • La diffusion de messages susceptibles de troubler l’ordre public.
  • Les menaces indirectes portant atteinte à l’intégrité physique d’un citoyen.

Quelles conséquences pour la journaliste ?

Le cadre législatif sénégalais prévoit des sanctions graduées pour ce type d’infractions commises via des supports numériques. Selon la qualification finale des faits par le parquet, Aïssatou Diop Fall s’expose à des amendes financières ou à des peines d’emprisonnement. La sévérité de la peine dépendra de l’analyse précise du contenu incriminé et de l’appréciation du risque de trouble à l’ordre public par les autorités judiciaires après son audition.