27 juin 2026

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Belgique, première du groupe G : large succès face à la Nouvelle-Zélande et qualification en tête

Nourrie par sa nette domination technique et territoriale, la Belgique a neutralisé la Nouvelle-Zélande (5-1) ce vendredi. Combinée au match nul entre l’Égypte et l’Iran (1-1), cette victoire propulse les Diables rouges en tête du groupe G, devant les Pharaons qui décrochent pour la première fois de leur histoire une place en phase à élimination directe d’une Coupe du monde.

La Belgique a enfin remporté son premier match de la compétition depuis son succès face au Canada le 23 novembre 2022 (1-0) sur un but de Michy Batshuayi. Dominants collectivement et techniquement, les Belges se sont imposés largement face à la Nouvelle-Zélande (4-1) après une pluie de tirs en première période (16 tirs dont 4 cadrés).

C’est Leandro Trossard, le joueur belge le plus constant du tournoi, qui a ouvert le score (1-0, 28e), opportuniste dans les six mètres. Le Gunner a repris un ballon mal dégagé par le latéral droit Tim Payne, trop concentré sur son marquage et surpris par le rebond sur son dos.

L’attaquant d’Arsenal avait déjà touché le poteau sur une frappe croisée (11e), finalement déviée devant sa ligne par Tyler Bindon. Il avait aussi obtenu un penalty sur une frappe contrée par le bras gauche de Finn Surnam, mais l’arbitre jordanien, après consultation du VAR, a logiquement annulé la sanction, estimant que le bras du défenseur était en position naturelle (20e).

Le break libérateur après la pause

Jérémy Doku, manquant de rythme et de puissance, parvenait à faire quelques différences sur les ailes, principalement côté gauche, mais son dernier geste manquait souvent de précision. Charles De Ketelaere, lui, manquait de méchanceté dans la surface pour mettre ses coéquipiers à l’abri, alors que les Néo-Zélandais gagnaient un peu trop de liberté en fin de première période.

Mais Trossard a mis tout le monde d’accord en transformant en deux temps une passe décisive de De Bruyne, après un premier tir contré de Tyler Bindon pour la Nouvelle-Zélande (2-0, 50e). Rudi Garcia a alors choisi de sortir Jérémy Doku pour apporter vitesse et profondeur avec l’entrée de Matias Fernandez-Pardo (56e).

L’avant-centre du LOSC n’a pas réussi à concrétiser un contre exemplaire mené par De Bruyne et relayé par Trossard, sa frappe n’étant pas cadrée (65e). La star belge a tout de même mis K.O. son adversaire en récupérant un ballon arraché par Trossard devant la surface néo-zélandaise avant de croiser son tir et de tromper Max Crocombe (3-0, 67e). C’était sa trentième réalisation en sélection, permettant à la Belgique de passer en tête du groupe grâce à une meilleure différence de buts que l’Égypte, tenue en échec par l’Iran (1-1).

Garcia a eu tout bon dans ses changements

Rudi Garcia a sécurisé le résultat et la fraîcheur de son équipe en remplaçant Trossard par Alexis Saelemaekers et De Bruyne par Amadou Onana (72e). Mais la Belgique a manqué de concentration et a encaissé un but d’Elijah Just (3-1, 84e), laissé seul devant la surface pour reprendre le ballon en force. Un épisode sans conséquence avant les entrées de Romelu Lukaku et Nicolas Raskin (85e). Les deux acteurs du quatrième but belge : un centre du milieu des Rangers pour une tête piquée impeccable du meilleur buteur historique de la Belgique au deuxième poteau (4-1, 86e). Sa 91e réalisation en sélection, son 12e but en grands tournois (Coupes du monde et Euros).

Dans le temps additionnel, Alexis Saelemaekers a porté le score à 5-1 (90e+4) en exploitant une passe décisive du buteur du Napoli, qui n’avait que 64 minutes de jeu en club cette saison. Un large succès qui offre la première place à la Belgique grâce à sa meilleure différence de buts.

L’objectif initial est atteint. Il rassure et libère une équipe du Plat pays enfin délestée de toute pression. Elle commence un nouveau tournoi en restant dans son camp de base à Seattle, comme espéré. Avec de nouvelles perspectives et ambitions. Si l’identité de son adversaire n’est pas encore connue, la date de son 16e de finale, elle, l’est : ce sera mercredi à 22 heures.

L’Égypte a souffert jusqu’au bout

Jusqu’au bout, jusqu’aux derniers assauts d’une surprenante équipe iranienne, l’Égypte a bataillé pour conserver sa deuxième place dans ce groupe G, alors que la Belgique s’était déjà emparée de la première avec sa large victoire. Il fallait tenir ce match nul (1-1) face à l’Iran, et les doutes semblaient submerger les Pharaons dans les derniers instants. Mais le destin était peut-être de leur côté : le but de Khalilzadeh (90e+3) a été refusé pour un hors-jeu de crampon, avant que la tête d’Ezatolahi ne soit repoussée par la transversale (90e+6).

Les Égyptiens ont eu très peur et se sont prosternés sur la pelouse au coup de sifflet final, heureux du dénouement, qualifiés pour la première fois en phase à élimination directe d’un Mondial. Ce match a été très difficile, même s’il avait bien commencé avec l’ouverture du score de Mahmoud Saber (5e), heureux de voir sa frappe traverser une forêt de jambes iraniennes.

Mostafa Shobeir s’est ensuite employé pour détourner un penalty de Taremi (11e) et les Pharaons semblaient alors au-dessus de leurs adversaires. Mais l’égalisation de Rezaeian (14e) a soudain plongé les Égyptiens dans le doute et le match dans un combat désordonné. Le rythme est retombé, les contacts se sont multipliés, les occasions se sont raréfiées, avant un dernier quart d’heure où les Iraniens ont poussé et cru à l’exploit. En vain. Ils devront espérer que les résultats des derniers matches de groupe leur soient favorables pour rester parmi les huit meilleurs troisièmes et se qualifier en 16es de finale.