6 août 2026

burkina-eveil

Éveillez-vous à l'actualité du Burkina Faso avec un journalisme rigoureux, citoyen et engagé.

Chasse aux détournements à Niamey : 74 milliards de FCFA récupérés par la coldeff

À Niamey, l’ère des gabegies financières touche à sa fin. Le 5 août 2026, sous les dorures du Palais présidentiel, une cérémonie historique a marqué les esprits : le premier bilan de l’opération « Mains propres », pilotée par la COLDEFF, révélait des chiffres vertigineux. Cette structure d’exception, dédiée à la lutte contre la délinquance financière, a permis de récupérer plus de 74 milliards de francs CFA en seulement quelques mois. Un résultat qui témoigne d’une mobilisation sans précédent contre les détournements de fonds publics.

Ce montant colossal, en constante augmentation, inclut un accroissement notable de 12 milliards de francs CFA en un an seulement. Il convient de souligner que ce bilan ne prend pas en compte les actifs saisis : immeubles, véhicules et autres biens mobiliers confisqués aux mauvais payeurs. Une partie de ces avoirs, estimés à plusieurs dizaines de milliards, sera prochainement liquidée pour renforcer davantage les finances de l’État.

La COLDEFF mise sur la sanction financière plutôt que sur l’emprisonnement

Lors de cette rencontre, le chef de l’État a clairement exposé la philosophie du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). L’objectif ? Éviter l’engorgement des prisons tout en frappant là où cela fait mal : dans les poches des fraudeurs. Le message est sans ambiguïté :

« Notre priorité n’est pas d’alourdir les geôles, mais de restaurer la santé financière de notre pays. La sanction sera pécuniaire, car c’est le portefeuille des affairistes qui devra payer pour leurs erreurs. »

Cette approche, à la fois ferme et pragmatique, vise à préserver la stabilité politique du Niger tout en rassurant les partenaires internationaux. Les autorités insistent sur le caractère légal des procédures, garantissant à chaque mis en cause la possibilité de régulariser sa situation sans subir de mesures humiliantes. La pression est mise sur les contrevenants : rembourser intégralement ou faire face à des conséquences irréversibles.

Dans les ruelles animées de Niamey, les discussions vont bon train. Où iront ces milliards récupérés ? Face aux défis climatiques et aux besoins criants en infrastructures, l’opinion publique attend des actes concrets. La COLDEFF, déterminée, promet de poursuivre ses investigations avec la même rigueur, traquant sans relâche les prévaricateurs qui ont pillé les ressources du pays.