22 mai 2026

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Côte d’Ivoire : un nouveau baromètre numérique pour évaluer la qualité des services financiers

Le paysage financier ivoirien franchit une étape décisive vers la transparence et l’excellence. Le jeudi 21 mai 2026, la ville d’Abidjan a accueilli le lancement officiel d’un Baromètre de satisfaction des usagers des services financiers. Ce nouvel outil numérique, piloté par l’Observatoire de la qualité des services financiers en Côte d’Ivoire (OQSF-CI), a pour mission de recueillir en temps réel les impressions des clients sur leurs interactions avec les banques, les assurances et les solutions de monnaie électronique.

L’objectif est clair : transformer le ressenti des citoyens en données exploitables pour affiner la gouvernance du secteur. Pour les autorités du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, cet instrument représente une avancée majeure pour l’inclusion financière dans le pays.

Passer à une gouvernance par la donnée

Galla Kouamé Armand, conseiller technique représentant le ministre, a souligné lors de cet événement que l’inclusion ne se limite pas à l’ouverture technique d’un compte. Il s’agit avant tout de garantir un service digne et respectueux des droits de chaque utilisateur, qu’il s’agisse d’un dirigeant d’entreprise, d’un agriculteur ou d’une commerçante utilisant le mobile money.

Ce baromètre fonctionnera comme un indicateur précis, permettant d’identifier mois après mois les obstacles à la satisfaction globale. Loin d’être un outil de répression ou de stigmatisation, il se définit comme un levier de performance pour les institutions. Dans un marché de plus en plus concurrentiel, l’exigence de qualité devient une condition de survie pour les acteurs financiers.

Un nouveau contrat de confiance avec les consommateurs

De son côté, Arthur Ahoussi, directeur général du Trésor et président du conseil d’orientation de l’OQSF-CI, voit en cette plateforme le socle d’un dialogue renouvelé. Selon lui, la qualité des prestations ne peut être imposée par la seule contrainte ; elle doit résulter d’un échange constructif entre les prestataires et les clients. Ce baromètre incarne donc un contrat de confiance inédit entre le secteur financier et la population ivoirienne.

En collectant ces avis de manière rigoureuse, l’État ambitionne d’élever les standards nationaux. Chaque retour d’expérience est une opportunité d’ajuster les services aux attentes réelles du terrain, car derrière chaque transaction se cache une attente citoyenne.

Amélioration continue et intelligence qualité

La secrétaire exécutive de l’OQSF-CI, Léocadie Loukou Yao, a détaillé le fonctionnement technique de ce dispositif. Le Baromètre QSSF-CI vise à produire des indicateurs de performance fiables tout en restant à l’écoute permanente des usagers. La vision à long terme est de convertir ces évaluations en une véritable « intelligence qualité », capable de transformer durablement l’expérience financière en Côte d’Ivoire.

Grâce à ce système d’observation permanent, les autorités espèrent renforcer la confiance mutuelle et inciter les institutions à une amélioration constante de leurs offres de produits et services.