15 mai 2026

Crise du mouton avant la tabaski en Côte d’Ivoire ?

Côte d’Ivoire : la menace d’une pénurie de moutons avant l’Aïd al-Adha

Alors que la Tabaski approche à grands pas, les marchands de bétail en Côte d’Ivoire tirent la sonnette d’alarme. La décision récente du Burkina Faso, qui a suspendu ses exportations de bétail jusqu’à nouvel ordre, risque de plonger le pays dans une véritable crise. Avec des besoins estimés à 350 000 têtes de bétail, dont 75 % importées des pays voisins, les autorités ivoiriennes doivent agir rapidement pour éviter une flambée des prix et un manque de moutons pour la fête.

photomontage ASA 15052026

Un approvisionnement en bétail menacé

La suspension des exportations de bétail par le Burkina Faso survient à un moment critique. En Côte d’Ivoire, la Tabaski représente un événement majeur, où le mouton est au cœur des traditions. Avec une demande aussi élevée, la moindre perturbation dans les chaînes d’approvisionnement peut avoir des conséquences désastreuses.

Les 75 % de bétail importé, principalement en provenance du Burkina Faso, du Niger et du Mali, sont désormais en question. Les autorités ivoiriennes doivent trouver des solutions alternatives pour sécuriser les approvisionnements avant le 10e jour de Dhu al-Hijja.

Les mesures envisagées par les autorités

Face à cette situation, le gouvernement ivoirien travaille d’arrache-pied pour éviter une crise. Plusieurs pistes sont explorées :

  • Renforcer les importations depuis d’autres pays africains, comme le Sénégal ou le Bénin ;
  • Encourager les élevages locaux à augmenter leur production ;
  • Mettre en place des subventions pour limiter la hausse des prix ;
  • Coordonner avec les pays voisins pour relancer les exportations dans les meilleurs délais.

Cependant, le temps presse. À 10 jours de la Tabaski, chaque heure compte pour éviter une hausse des prix et une pénurie de moutons.

Quels risques pour les consommateurs ?

Si la crise persiste, les ivoiriens pourraient faire face à une flambée des prix du bétail. Les familles préparant la Tabaski pourraient se retrouver dans une situation financière difficile, d’autant plus que cette fête est un moment de partage et de générosité.

Les experts s’interrogent : le gouvernement parviendra-t-il à éviter une hausse des coûts pour les ménages ? Les alternatives locales seront-elles suffisantes pour combler le déficit ? Autant de questions qui restent sans réponse à ce stade.

Une chose est sûre : la situation doit être suivie de près pour garantir que les familles puissent célébrer la Tabaski dans les meilleures conditions.