Le scénario de cette finale de la Ligue des champions à Budapest a débuté de la pire des manières pour le PSG. Malgré une domination territoriale écrasante avec 78 % de possession de balle durant le premier quart d’heure, le club de la capitale s’est retrouvé mené par Arsenal dès la 5e minute. Sur une action malheureuse, Marquinhos a contré un dégagement vers Leandro Trossard, qui a involontairement servi Kai Havertz. L’attaquant allemand a pris de vitesse la défense avant de tromper Matvey Safonov d’une frappe puissante sous la transversale.
C’est peu après le quart d’heure de jeu que la tension est montée d’un cran. Sur un corner botté par Ousmane Dembélé, Bukayo Saka s’est retrouvé à la lutte dans sa propre surface de réparation. L’ailier des Gunners a semblé repousser le ballon avec ses deux bras avant un troisième contact suspect de la main. Immédiatement, les joueurs parisiens ont entouré l’arbitre pour réclamer une sanction suprême. Cependant, l’officiel allemand Daniel Siebert est resté de marbre, et l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) n’a pas jugé nécessaire de l’interpeller pour visionner les images.
Une interprétation des règles de l’Ifab qui interroge

Le règlement en vigueur, édicté par l’Ifab dans sa loi 12, précise que tout contact entre le ballon et le bras ne constitue pas systématiquement une faute. Pour qu’il y ait penalty, il faut établir le caractère volontaire de l’action ou démontrer que le joueur a « artificiellement augmenté la surface couverte par son corps ».
Dans le cas de Bukayo Saka, bien que ses bras aient été nettement décollés du buste au moment du contact, le corps arbitral semble avoir considéré que cette position était une conséquence naturelle de son mouvement pour dégager le ballon. Cette interprétation n’a pas manqué de susciter de vifs débats. Pour certains observateurs, le fait que le joueur touche le ballon à plusieurs reprises de la main aurait dû suffire à siffler. Pour d’autres, l’action était involontaire et ne méritait pas une telle sanction.
À la pause de cette finale disputée ce samedi 30 mai 2026, le score reste en faveur d’Arsenal. Le PSG, malgré quelques timides tentatives, n’est pas parvenu à combler son retard, laissant planer le spectre d’une immense frustration autour de cette décision arbitrale majeure.

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