Les membres de la Commission des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Défense nationale et de l’Intégration régionale ont étudié un texte législatif visant à créer un Atelier de production des tenues vestimentaires des Forces de défense et de sécurité. Porté par la ministre d’État chargée de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, ce projet ambitionne de structurer une filière industrielle gabonaise capable de fabriquer sur place les équipements militaires, jusqu’ici majoritairement achetés à l’étranger. L’objectif affiché ? Réduire la dépendance logistique du pays et sécuriser l’approvisionnement des unités en service.
Pour la responsable gouvernementale, cette initiative répond à une urgence stratégique. Avec l’augmentation des effectifs militaires, la dépendance aux fournisseurs étrangers engendre des coûts logistiques et financiers colossaux. Brigitte Onkanowa souligne l’impératif de repenser la gestion des ressources matérielles des forces armées en misant sur la souveraineté industrielle et la maîtrise totale de la chaîne d’approvisionnement.
Qualité et transparence au cœur des débats parlementaires
Lors des discussions, plusieurs élus ont salué le principe du projet tout en exigeant des garanties concrètes. L’honorable Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a notamment plaidé pour une qualité de production alignée sur les standards internationaux actuels. Il y voit une opportunité de stimuler l’emploi local et de valoriser les compétences nationales. De son côté, l’honorable Jean François Ndongou a interrogé les députés sur les dispositifs de contrôle budgétaire, craignant des dérives financières.
Face à ces interrogations, Brigitte Onkanowa a précisé que le futur atelier sera un service mutualisé au service de toutes les unités déployées sur le territoire. Elle a assuré que cette structure optimisera l’efficacité des approvisionnements tout en rationalisant les dépenses liées à l’habillement des militaires. Après avoir pesé les avantages en termes de souveraineté et d’économies, les parlementaires ont validé le texte en commission spécialisée, ouvrant ainsi la voie à une adoption définitive dans les prochaines semaines.

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