Le gouvernement gabonais entend renforcer le suivi des projets financés par la Banque africaine de développement (BAD) pour accélérer leur achèvement. C’est dans cette optique que le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a conduit, lundi 29 juin 2026, une réunion de travail avec une délégation de l’institution menée par son administrateur-pays, Mamour Ousmane Ba. Étaient également présentes la ministre de la Planification, Louise Mvono, et le ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy. Cet échange s’inscrit dans la continuité des discussions récentes à Brazzaville entre le président de la République et le président de la BAD, en marge des assemblées annuelles de l’institution, visant à faire le point sur les projets en cours et à lever les blocages qui entravent leur mise en œuvre.
Hermann Immongault a souligné que l’exécutif entend désormais instaurer un contrôle plus strict de chaque projet du portefeuille de la BAD. Pour le gouvernement, les fonds mobilisés via l’endettement doivent se traduire par des bénéfices tangibles pour la population, en adéquation avec les objectifs du Plan national de croissance et de développement. Le vice-président a insisté sur la nécessité de transparence, de performance et de respect des délais, estimant que chaque partie prenante doit pleinement assumer ses responsabilités pour améliorer l’efficacité des investissements publics.
Un plan d’action pour accélérer les chantiers
Profitant de la présence de la délégation de la BAD à Libreville, le gouvernement a mis en place un plan d’action visant à accélérer les projets accusant des retards significatifs. Deux dossiers retiennent particulièrement l’attention : le Programme intégré d’alimentation en eau potable et d’assainissement de Libreville (PIAEPAL) et la construction de la route Ndendé-Doussala. Pour cette dernière infrastructure, Hermann Immongault a fait part des inquiétudes du chef de l’État face à la lenteur des travaux, appelant à des mesures correctives. Les autorités affirment également avoir analysé leurs propres dysfonctionnements afin de renforcer la coordination avec leur partenaire financier.
De son côté, Mamour Ousmane Ba a salué les réformes entreprises par les autorités gabonaises et réaffirmé l’engagement de la BAD à soutenir les priorités nationales. Il a notamment présenté les grandes lignes de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), conçue pour améliorer l’efficacité des investissements sur le continent. Présente au Gabon à travers un portefeuille de projets structurants dans les secteurs de l’eau, de la formation professionnelle, de l’agriculture et des infrastructures routières, la BAD entend poursuivre son appui au développement du pays.

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