La journaliste Aïssatou Diop Fall se retrouve sous les projecteurs de la justice sénégalaise après avoir tenu des propos polémiques concernant Ousmane Sonko. Convoquée par la Division spéciale de cybersécurité, elle devra s’expliquer sur ses déclarations suggérant l’enlèvement du leader politique, et ce, malgré la diffusion d’excuses publiques.

L’enquête a été déclenchée suite à une autosaisine du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. La Division spéciale de cybersécurité (DSC) de la Police nationale a ainsi été chargée d’auditionner la responsable de la chaîne Public SN, attendue ce lundi dans leurs locaux.
Une polémique née de déclarations virulentes
Le différend repose sur une intervention médiatique au cours de laquelle Aïssatou Diop Fall a formulé le souhait de voir Ousmane Sonko, président de PASTEF, être kidnappé par des groupes terroristes. Cette prise de parole a immédiatement enflammé les réseaux sociaux et suscité une vague d’indignation générale dans l’espace public au Sénégal.
Consciente de l’ampleur de la situation et du tollé provoqué, la journaliste a tenté de désamorcer la crise en publiant une vidéo de rétractation. Dans ce message, elle exprime ses profonds regrets et présente ses excuses pour la teneur de ses propos initiaux.
Toutefois, ce geste n’a pas suffi à clore le dossier judiciaire. Le procureur Ibrahima Ndoye a maintenu la procédure en ordonnant formellement au chef de la Division spéciale de cybersécurité de recueillir sa déposition. L’audition de ce lundi vise à faire toute la lumière sur les circonstances et les motivations de ces déclarations controversées.

Plus d'histoires
Rencontre diplomatique Maroc-France à Rabat : un partenariat stratégique renforcé
Objectif eau potable en rdc : 60 % d’ici 2035 à N’Djamena
Affaires troubles à abba bogani : des enlèvements attribués à des mercenaires en Centrafrique