Alors qu’elle menait 4-1 à l’heure de jeu, l’AS Monaco a fini par s’incliner 5-4 sur la pelouse de la Meinau face au Racing Club de Strasbourg. Ce revers concédé lors de l’ultime journée de Ligue 1 condamne le club de la principauté à une décevante septième place au classement final.
Pour ce dernier acte de la compétition, et après une contre-performance face à Lille, l’entraîneur Sébastien Pocognoli avait choisi d’aligner son équipe en 4-2-3-1. Le duo Denis Zakaria et Lamine Camara occupait le milieu de terrain, tandis qu’Ansu Fati soutenait Folarin Balogun en attaque. Dès l’entame, les intentions monégasques étaient claires : un bloc haut et une pression constante sur la relance adverse devant un parcage de 250 supporters ayant fait le déplacement en Alsace.
La domination se concrétise rapidement. À la 10e minute, le milieu venu du Sénégal, Lamine Camara, profite d’une erreur d’El Mourabet pour ouvrir le score d’une frappe limpide. Malgré l’égalisation de Martial Godo (1-1, 34e), Camara redonne l’avantage aux siens avant la pause d’un tir puissant, imité quelques instants plus tard par Ansu Fati. Au retour des vestiaires, la réussite semble totale quand un tir de Folarin Balogun est dévié dans ses propres filets par Ismaël Doukouré, portant le score à 4-1.

C’est alors que le match bascule dans l’irréel. Strasbourg entame une remontada spectaculaire. Diego Moreira réduit d’abord l’écart, puis Sébastian Nanasi égalise à la 72e minute. Le coup de grâce est porté par Godo qui s’offre un doublé d’une frappe sous la barre à dix minutes du terme. Malgré une ultime tentative de Paris Brunner sur la transversale à la 87e minute, l’AS Monaco ne reviendra pas, encaissant quatre buts en seulement trente minutes.
Le manque de régularité pointé par le staff
« Notre début de rencontre était de qualité, tout comme l’ensemble de la première période. À 4-1, certains ont sans doute cru que l’affaire était pliée, mais le but encaissé dans la foulée a tout relancé », a regretté Sébastien Pocognoli après la rencontre. Le technicien a également souligné une faille psychologique : « Ce n’est pas une première cette saison : dès que nous faiblissons, nous subissons des vagues de buts. Notre force mentale est parfois trop fragile. Il nous a manqué de la constance pour valider ce succès qui nous tendait les bras. »


Une saison qui s’achève sans qualification européenne
En terminant à la septième place, l’AS Monaco rate le coche des compétitions européennes, rompant avec ses deux dernières années disputées en Ligue des champions. Pour Sébastien Pocognoli, l’heure est au bilan : « Je dois analyser nos manques. Une remise en question est indispensable. Depuis mon arrivée, j’ai tenté d’instaurer une identité et une cohésion forte. Il faut maintenant bâtir sur les points positifs pour la saison prochaine. » Le prochain mercato sera déterminant pour l’évolution du projet sportif monégasque.
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