7 juin 2026

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Le Bénin et la Chine scellent une nouvelle ère d’investissements stratégiques

Depuis l’entrée en fonction de Romuald Wadagni à la présidence, le Bénin engage une refonte ambitieuse de sa politique de développement, placée sous le signe d’un partenariat sino-béninois revitalisé. L’objectif affiché est clair : relancer les grands chantiers d’infrastructures à Cotonou et dans les zones septentrionales, afin de dynamiser l’économie nationale.

Cotonou et Porto-Novo s’embellissent sous l’impulsion d’un partenariat gagnant

La capitale économique, Cotonou, ainsi que la capitale officielle, Porto-Novo, bénéficient d’une attention particulière avec pour toile de fond un renforcement des liens avec Pékin. Cette collaboration se concrétise par des investissements massifs et une expertise technique chinoise mise au service de plusieurs objectifs prioritaires :

  • Modernisation des infrastructures portuaires et routières : les sociétés chinoises de BTP interviennent activement pour optimiser l’accès au Port autonome de Cotonou, artère vitale du commerce régional, en améliorant les corridors logistiques vers l’intérieur des terres.
  • Assainissement et viabilisation urbaine : un vaste programme de drainage des eaux pluviales et de revêtement des chaussées est en cours, soutenu par l’ingénierie chinoise, afin de prémunir la métropole contre les inondations chroniques.

Le Grand Nord, nouvelle frontière du développement béninois

Si le Sud du pays connaît une mue spectaculaire, c’est dans les régions septentrionales que la stratégie de Romuald Wadagni prend toute sa dimension. Les villes de Parakou, Natitingou et Kandi sont désormais au cœur d’un plan d’investissement sans précédent, motivé par des enjeux à la fois économiques et sécuritaires.

Dans un contexte ouest-africain marqué par des tensions transfrontalières au Sahel, le gouvernement béninois mise sur le désenclavement et la croissance économique comme remparts contre l’instabilité. Les priorités définies avec Pékin pour le Septentrion s’articulent autour de trois axes majeurs :

  • Rénovation des grands axes routiers reliant le Bénin au Niger et au Burkina Faso ;
  • Développement de systèmes de transport multimodal ;
  • Renforcement logistique des pôles agricoles stratégiques.

Parmi les réalisations phares figure la réhabilitation de la Route nationale inter-États (RNIE), axe crucial pour conforter la position du Bénin comme hub logistique en Afrique de l’Ouest. En renforçant les liaisons entre le port de Cotonou et les zones agricoles du Nord, ainsi que vers les pays enclavés voisins, le pays se dote des moyens d’atteindre une croissance robuste, estimée à environ 6 % par les institutions financières internationales.

Une approche financière équilibrée pour des infrastructures durables

Contrairement à certaines pratiques passées, le président Romuald Wadagni impose une gestion rigoureuse des partenariats, refusant toute dépendance excessive. Le modèle sino-béninois repose désormais sur un équilibre des forces : la Chine apporte son savoir-faire industriel et technique, tandis que le Bénin offre un environnement macroéconomique stable, propice à l’attractivité des investisseurs.

Cette alliance stratégique repose sur des mécanismes de financement innovants, notamment les partenariats public-privé (PPP), conçus pour garantir la viabilité des projets à long terme.

Les défis à surmonter pour une réussite pérenne

Malgré l’enthousiasme généré par cette dynamique, des obstacles persistent. Leur résolution déterminera l’impact réel de cette relance infrastructurelle. Les principaux points de vigilance incluent :

  • Capitalisation sur les opportunités locales : veiller à ce que les mégaprojets génèrent des emplois pour les entrepreneurs béninois et favorisent l’émergence d’une main-d’œuvre qualifiée.
  • Optimisation des procédures administratives : réduire les délais de passation des marchés et simplifier les démarches pour éviter les retards préjudiciables aux échéances.

Avec cette relance simultanée des infrastructures au Sud et au Nord, Romuald Wadagni trace la voie d’un Bénin résolument tourné vers l’avenir. Le partenariat avec la Chine s’impose comme un pilier central de cette transformation, dont les retombées façonneront le visage économique et social du pays d’ici 2026.