1 juillet 2026

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Le Gabon hisse ses parcs nationaux vers l’excellence mondiale

An aerial view of a heard of African elephants in the Wonga Wongue presidential reserve, Gabon. The Wildlife Crime Story - from Africa to Asia: Sudanese Janjaweed militiamen believed to be responsible for the massacre of hundreds of elephants earlier this year are on the move again in Central Africa. Intelligence sources say they are headed back to Cameroon with the intent to shoot more elephants for their valuable ivory tusks. This time, however, Cameroon's special forces will be waiting at the border. Governments like Cameroon are becoming increasingly alarmed by the use of wildlife trafficking as a source of funding for insurgents. Rebel groups, drug syndicates and even terrorist networks have seen an opportunity to profit from what has until now been a low risk, high reward criminal enterprise. Populations of rare animals like elephants, tigers and rhinos are plummeting as a result. The products sourced from this bloody business are nearly unrecognizable on the other end of the trade chain where they are being sold in up-scale, air conditioned Asian boutiques. Intricate carvings, jewelry and medical tonics made from endangered species are becoming more and more popular in places like China, Thailand and Vietnam. Economic success has thrust swaths of people in to the middle class, and many have come with the desire to possess things that used to be out of reach to all but the highest elites. Although they are illegal, they are easily obtainable by anyone with internet access and a big enough bank account. Consumers of illegal wildlife products may not know that their money is being used by militias to purchase guns and bribe government officials. Militias like the one run by a man called 'Morgan' who led an attack on a wildlife refuge in Democratic Republic of the Congo in June. Morgan's crew shot dead seven people and took others as hostages and sex slaves. The destruction brought about by illegal wildlife trade has its roots in Asian demand. But poaching is ab

Libreville — Dans un contexte où les impératifs climatiques redéfinissent les modèles économiques, le Gabon engage une transformation profonde de sa politique de conservation. Le pays vient d’amorcer le processus de labellisation FSC pour l’intégralité de ses treize parcs nationaux, une démarche ambitieuse visant à ériger ses aires protégées en référence internationale.

L’objectif de cette initiative, pilotée par l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN), est de structurer un réseau de sanctuaires naturels capable de conjuguer la sauvegarde de la biodiversité avec les exigences du développement durable et l’accès aux nouveaux financements verts. En plaçant ses écosystèmes au centre de sa stratégie, le pays transforme son patrimoine naturel en un actif stratégique pour la résilience climatique.

Une certification pour renforcer la crédibilité écologique

Une session de travail décisive a récemment réuni l’ANPN, les experts du Forest Stewardship Council Afrique et des consultants spécialisés. Cette rencontre visait à harmoniser les procédures et à définir les responsabilités opérationnelles pour le déploiement de la certification sur le terrain. Si le label FSC est historiquement lié à l’exploitation forestière durable, son application aux zones protégées marque une volonté de transparence et de rigueur exemplaire.

Ce processus impose des standards stricts en matière de gouvernance, de gestion des ressources et d’implication des populations locales. Pour le Gabon, obtenir cette reconnaissance internationale constitue un gage de sérieux face aux bailleurs de fonds et aux investisseurs mondiaux qui privilégient désormais les projets respectant des critères environnementaux et sociaux rigoureux.

Faire de la biodiversité un moteur de croissance durable

Le réseau des parcs nationaux gabonais, qui s’étend sur environ 11 % du territoire, abrite une faune et une flore exceptionnelles, incluant des espèces emblématiques comme les éléphants de forêt et les gorilles. La certification ne se limite pas à une simple protection passive ; elle vise à valoriser économiquement ces espaces à travers les services écosystémiques.

La captation du carbone, la régulation des cycles hydriques et l’écotourisme sont autant de leviers identifiés pour générer des bénéfices concrets. En adoptant les normes FSC, le Gabon se dote d’un outil performant pour accéder aux mécanismes de financement internationaux dédiés à la préservation de la nature.

Une vision pionnière à l’échelle du continent

À travers ce projet, le Gabon affirme son leadership environnemental en Afrique. En soumettant ses treize parcs à une évaluation indépendante, le pays se positionne en précurseur, répondant ainsi aux engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris et des objectifs mondiaux pour la nature.

Cette nouvelle dynamique de gestion, portée par l’ANPN, illustre la volonté des autorités de moderniser la protection de l’environnement tout en renforçant l’attractivité du pays auprès des partenaires institutionnels. Dans un monde où la richesse biologique devient un enjeu de souveraineté, le Gabon fait le choix de l’excellence pour transformer sa biodiversité en un véritable levier de diplomatie et de développement.