À Bamako, une modeste chapelle orthodoxe, bâtie de tuiles et de tôle et protégée par des sacs de sable, se dresse comme un symbole palpable de l’ancrage russe. Cet édifice, érigé par les soldats d’Africa Corps, parachève l’aménagement de leur base militaire dans la capitale malienne. Il illustre leur présence significative au Mali, où ils ont pris la relève du célèbre groupe Wagner il y a environ sept mois. Cette transition marque une nouvelle étape dans la coopération militaire entre Bamako et Moscou.
L’engagement de ces forces russes, désormais sous la bannière d’Africa Corps, vise officiellement à endiguer la menace jihadiste qui pèse sur le pays. Cependant, cette alliance a un coût considérable. Selon les estimations, la junte malienne aurait déjà déboursé près d’un milliard de dollars pour ce dispositif. Malgré cet investissement colossal, les résultats obtenus sur le terrain face aux groupes armés restent sujets à débat et sont perçus comme limités.
L’implantation de ces mercenaires russes et l’impact de leur action sont au cœur des préoccupations. La facture financière s’alourdit, tandis que l’efficacité de leur stratégie antiterroriste est scrutée de près. L’avenir de cette alliance et ses conséquences à long terme pour la stabilité du Mali et de la région sahélienne demeurent des questions essentielles.

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