22 mai 2026

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Le sud du Nigeria sous le choc : l’armée désigne Boko Haram après un enlèvement d’écoliers

Les forces armées nigérianes ont récemment désigné Boko Haram comme l’auteur d’un enlèvement de grande ampleur, impliquant plusieurs dizaines d’élèves et leurs enseignants dans l’État d’Oyo, situé au sud du pays.

Un porte-paraire militaire a précisé, par voie de communiqué, que les assaillants appartenaient à la faction Jama’at Ahl al-Sunnah li-l-Da’awah wa al-Jihad (JAS), communément appelée Boko Haram. Selon ces déclarations, le déplacement de ces éléments armés vers des régions plus méridionales serait une conséquence directe des opérations militaires intensifiées qui les ont repoussés dans le nord du territoire.

Les événements tragiques se sont déroulés vendredi dernier dans les localités de Yawota et Esiele, où des individus lourdement armés ont pris d’assaut plusieurs établissements scolaires. Les bilans concernant le nombre exact de victimes divergent : l’Association des chrétiens du Nigeria (CAN) fait état de 39 enfants et sept enseignants enlevés, tandis que le gouverneur de l’État d’Oyo, Seyi Makinde, rapporte le rapt de 25 élèves en plus de sept professeurs.

Les forces de sécurité sont actuellement engagées dans des opérations de recherche intensives pour retrouver les victimes, dont l’âge varie de 2 à 16 ans, ainsi que leurs accompagnateurs.

Si les enlèvements d’écoliers sont malheureusement fréquents dans les régions septentrionales du Nigeria, un tel événement demeure exceptionnel dans l’État d’Oyo. Sa capitale, Ibadan, est pourtant reconnue comme un important pôle éducatif du pays, ce qui souligne la gravité de cette incursion.

Face à la recrudescence des violences, l’armée nigériane, avec le soutien actif des forces américaines, a récemment renforcé ses actions contre les groupes jihadistes dans le nord. Cette intensification des opérations militaires aurait contraint certains combattants à se replier vers le sud du territoire, cherchant de nouvelles zones d’opération.

Des frappes aériennes conjointes, menées ces derniers jours dans le nord-est du Nigeria, bastion historique de Boko Haram, auraient entraîné la mort de 175 combattants jihadistes, selon les rapports émis par les autorités militaires.

Au cours des derniers mois, une nette augmentation des attaques ciblant tant les civils que les forces de sécurité a été observée. Un rapport du cabinet SBM Intelligence, basé à Abuja, a révélé que 306 soldats nigérians ont péri durant le premier trimestre de l’année, témoignant de l’ampleur des défis sécuritaires.