Les autorités du Niger ont réaffirmé leur engagement dans la lutte contre le narcotrafic en procédant à l’incinération d’une quantité considérable de cocaïne. L’opération, qui s’est déroulée ce dimanche à Niamey dans l’enceinte du Laboratoire Central de l’Élevage (LABOCEL), a été supervisée par la Commission Nationale de Coordination de Lutte contre la Drogue (CNCLD), marquant une étape significative dans la guerre contre les stupéfiants.

Une saisie record issue de deux opérations distinctes
Le volume total de la drogue détruite s’élève à 319,745 kilogrammes, répartis en 280 briques de cocaïne. Cette cargaison est le fruit de deux interceptions majeures réalisées par les forces de l’ordre. Une première prise de 47 briques a eu lieu à Gaya, dans la région de Dosso, le 29 septembre 2025. La seconde, beaucoup plus importante, concerne 233 briques saisies à Zinder le 19 mai 2026.
Avant de procéder à la destruction, une analyse a été menée par la Direction de la Police Technique et Scientifique (DPTS). Les experts ont confirmé la nature de la substance, identifiée comme étant de la cocaïne sous forme de chlorhydrate (HCL), garantissant ainsi la conformité de la procédure.

Une destruction en accord avec les standards internationaux
Mai Moussa Elhadji Bashir, président de la CNCLD, a expliqué que cette incinération s’inscrit dans le respect des conventions internationales sur la gestion des stupéfiants. Il a insisté sur la nécessité pour les États de détruire rapidement les drogues saisies. Cette mesure vise à prévenir les risques liés à un stockage prolongé, notamment pendant les procédures judiciaires qui peuvent durer des années.

Les plus hautes autorités judiciaires et sécuritaires mobilisées
La cérémonie a été rehaussée par la présence de nombreuses personnalités. Le ministre de la Justice, Alio Daouda, a personnellement supervisé les différentes phases de l’incinération. Étaient également présents le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey, ainsi que les directeurs de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) et du LABOCEL, aux côtés d’autres responsables des forces de défense et de sécurité.
Cet événement public de destruction de plus de 300 kilos de cocaïne envoie un signal clair de la détermination du Niger à combattre les réseaux criminels, qui constituent une menace grandissante pour la sécurité et la stabilité dans la région du Sahel.

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