21 mai 2026

burkina-eveil

Éveillez-vous à l'actualité du Burkina Faso avec un journalisme rigoureux, citoyen et engagé.

Mabouba Diagne poursuit plusieurs médias sénégalais pour diffamation

Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a officiellement saisi la justice. Une plainte pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles a été déposée devant le procureur de la République au tribunal de grande instance de Dakar. Cette procédure judiciaire, enregistrée sous le numéro 8815, marque une étape importante dans les relations entre le gouvernement et certains acteurs médiatiques au Sénégal.

Finances: Voici le sénégalais, nouveau vice -président de la Banque de la CEDEAO pour l’investissement

Les griefs du ministre contre la presse

L’origine de cette colère réside dans une série de publications diffusées à partir de la mi-mai 2026. Plusieurs organes de presse auraient associé Mabouba Diagne à des irrégularités financières mentionnées dans un rapport de la Cour des comptes. Ce document portait sur la gestion du matériel agricole subventionné.

Par l’intermédiaire de son conseil, Me Khadim Kébé, le ministre dénonce l’exploitation d’un rapport provisoire datant de 2025. Selon la plainte, certains médias auraient délibérément entretenu une confusion en utilisant l’image du ministre pour illustrer des articles traitant d’anomalies de gestion, suggérant ainsi une implication personnelle directe dans ces faits.

Une défense basée sur l’antériorité des faits

Pour Mabouba Diagne, ces accusations sont dénuées de tout fondement. Il souligne que les conventions signées avec la Banque agricole concernant le matériel subventionné ont été actées bien avant son arrivée à la tête du ministère. Il insiste sur le fait que le rapport provisoire de la Cour des comptes ne contient aucune mention nominative le désignant comme responsable ou complice de malversations.

Face à ce qu’il considère comme une atteinte grave à son honneur, le ministre a choisi la voie des tribunaux. En s’appuyant sur les articles 255 et 258 du Code pénal, il entend faire condamner les auteurs de ces publications. Alors que l’éveil citoyen exige une information de qualité, cette affaire rappelle l’importance d’un journalisme indépendant rigoureux, tant au Sénégal que dans la sous-région, pour éviter les dérives au sein de la politique burkinabè ou sénégalaise.