15 mai 2026

Mali : le blocus de Bamako par le JNIM met en péril la sécurité des civils

Mali : le blocus de Bamako par le JNIM met en péril la sécurité des civils

Depuis le 30 avril dernier, la capitale malienne, Bamako, est paralysée par un blocus imposé par les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Cette situation, qui s’est intensifiée après les attaques des 25 et 26 avril contre des positions stratégiques du pouvoir militaire, a des répercussions dramatiques sur la liberté de circulation des habitants.

Blocus à Bamako : les conséquences dramatiques du JNIM sur les civils

Un blocus aux conséquences inacceptables pour les habitants

L’organisation Amnesty International a tiré la sonnette d’alarme en dénonçant des « conséquences inacceptables » sur la liberté de circulation des civils. Dans un communiqué, elle met en garde contre les risques majeurs pour la sécurité alimentaire, la santé et la vie des Bamakois. Le blocus, qui empêche les convois civils de circuler librement, expose les populations à des violations graves de leurs droits fondamentaux.

Le directeur régional d’Amnesty, Marceau Sivieude, rappelle que « les attaques contre des véhicules civils, même non escortés, sont illégales au regard du droit international humanitaire ». Selon l’ONG, toutes les parties au conflit doivent impérativement distinguer les civils des combattants. Pourtant, le 6 mai, un convoi de camions transportant des marchandises civiles entre Bamako et Bougouni a été pris pour cible, sans raison valable selon Amnesty.

Cette attaque a poussé plusieurs compagnies de transport à suspendre leurs liaisons vers et depuis Bamako, aggravant la crise logistique dans la ville. Les Bamakois se retrouvent ainsi privés d’accès à des biens essentiels, tandis que les tensions ne cessent de monter.