12 mai 2026

N’djamena impulse la modernisation des corridors de transit vers le Cameroun

À N’Djamena, la capitale du Tchad, une mobilisation sans précédent rassemble depuis deux jours les acteurs clés du transport et de la logistique en Afrique centrale. Cameroun, Tchad et République centrafricaine unissent leurs forces pour relancer les corridors de transit vers les ports camerounais de Douala et de Kribi. L’objectif ? Fluidifier les échanges commerciaux, réduire les coûts logistiques et renforcer l’intégrité des routes sous-régionales.

Des défis logistiques qui freinent l’intégration économique

Les trois pays enclavés que sont le Tchad et la République centrafricaine dépendent à plus de 80 % des infrastructures portuaires camerounaises pour leurs activités d’import-export. Pourtant, les blocages persistent : tracasseries routières, réglementations disparates, délais de transit excessifs et manque de coordination entre les administrations. Ce cinquième Forum tripartite, organisé à N’Djamena, vise à briser ces obstacles structurels.

Parmi les participants, Fatima Goukouni Weddeye, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, ainsi que des représentants du ministère centrafricain des Transports, ont souligné l’urgence d’agir. Leur priorité ? Sécuriser les corridors, harmoniser les procédures douanières et accélérer les passages de marchandises.

Une volonté politique commune pour dynamiser le commerce régional

Au-delà des aspects techniques, ce sommet reflète une volonté politique claire : transformer les ports camerounais en véritables leviers de croissance pour l’Afrique centrale. Le Cameroun, en tant que hub logistique majeur, cherche à optimiser ses infrastructures pour attirer davantage d’investissements étrangers et booster le commerce intra-africain.

Les discussions ont également mis en lumière des solutions innovantes comme la digitalisation des procédures, la mise en place de corridors sécurisés et la création de plateformes de coordination inter-États. Les retombées attendues ? Une baisse significative des coûts de transport, une réduction des délais de livraison et une meilleure compétitivité des entreprises locales.

Des résultats concrets pour le développement sous-régional

Les engagements pris lors de ce forum devraient se traduire par des mesures immédiates :

  • Renforcement des contrôles routiers pour lutter contre les tracasseries et les fraudes;
  • Harmonisation des législations douanières entre les trois pays;
  • Déploiement de systèmes de suivi en temps réel des marchandises;
  • Investissements ciblés dans les infrastructures portuaires et routières.

Pour le Cameroun, l’enjeu est double : consolider sa position de porte d’entrée régionale tout en stimulant l’économie des États voisins. Une avancée majeure qui pourrait redessiner les flux commerciaux en Afrique centrale.