Le chef de file du PASTEF, Ousmane Sonko, a réitéré avec force l’impératif de respecter la date fixée pour les prochaines élections locales, prévues en janvier 2027. Pour lui, céder à un report serait une trahison envers les trois victimes tombées lors des précédents combats électoraux.
Une position inébranlable face aux rumeurs de report

Ousmane Sonko a balayé d’un revers de main les spéculations concernant un éventuel report des élections locales de 2027. « Il ne faut jamais oublier que trois vies ont été sacrifiées pour empêcher le report de l’élection présidentielle », a-t-il rappelé avec gravité. Pour le leader du PASTEF, toute initiative visant à décaler le scrutin constituerait une violation des engagements démocratiques.
Les législatives de 2024 : un cas particulier
Le président de l’Assemblée nationale a tenu à distinguer les législatives de 2024, organisées dans un contexte exceptionnel après la dissolution anticipée de l’Assemblée. « Ces élections ne s’inscrivaient pas dans le calendrier électoral ordinaire, a-t-il expliqué. Elles faisaient suite à une décision politique majeure, et non à l’échéance normale d’un mandat. »
En revanche, les élections locales de 2027 sont bel et bien prévues par la loi et s’inscrivent dans une logique démocratique incontestable. « En janvier 2027, nous irons voter, point final. Aucun argument ne justifie un report », a-t-il martelé.
Un calendrier électoral à respecter coûte que coûte
Ousmane Sonko a souligné l’urgence de finaliser la révision des listes électorales, étape indispensable pour garantir la tenue du scrutin. « Nous avons lutté, certains y ont perdu la vie, pour défendre le principe d’élections libres et transparentes », a-t-il déclaré. « Aujourd’hui, tolérer un report reviendrait à trahir leur mémoire. »
Le président du PASTEF a également réaffirmé la confiance de son parti dans sa capacité à mobiliser les électeurs. « La vente des cartes électorales est un indicateur fiable de notre force future », a-t-il affirmé. Pour lui, ces chiffres préfigurent déjà les résultats à venir, bien avant le jour du vote.
Enfin, Ousmane Sonko a réaffirmé la prééminence de son parti sur la scène politique sénégalaise. « Malgré les manœuvres adverses, le PASTEF reste le premier parti du pays, a-t-il conclu. Le peuple le sait, et les urnes le confirmeront. »

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