22 mai 2026

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Ousmane Sonko réaffirme sa fermeté face à l’homosexualité au Sénégal

(FILES) Senegal's Prime Minister Ousmane Sonko speaks during a press conference to present the governments economic action plan, in Dakar, on September 26, 2024. Senegalese Prime Minister Ousmane Sonko on May 22, 2026 condemned Western "tyranny" in wanting to "impose" homosexuality and rejected any attempt to stop the application of a new law toughing sentences for same-sex relations. SEYLLOU / AFP

Sonko durcit encore le ton contre l’homosexualité au Sénégal

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a affiché une position sans équivoque ce vendredi en dénonçant ce qu’il considère comme des tentatives occidentales d’imposer l’homosexualité à l’échelle mondiale. Dans un contexte national déjà marqué par une vive opposition et des interpellations liées à l’orientation sexuelle, le chef du gouvernement a tenu à marquer son territoire.

Depuis le début du mois de mars, le Sénégal a durci son arsenal législatif. Les sanctions pénales visant les rapports homosexuels ont été doublées, prévoyant désormais des peines de réclusion allant de cinq à dix ans. Cette nouvelle législation a été officiellement validée le 31 mars par le président Bassirou Diomaye Faye.

Un refus catégorique des influences extérieures

S’adressant aux parlementaires, Ousmane Sonko a balayé d’un revers de main les remontrances internationales, ciblant particulièrement les positions venues de France. Il a formellement exclu toute suspension de l’application de cette loi, malgré les appels à la retenue lancés par une trentaine de figures d’origine africaine. Ces dernières avaient exprimé leurs craintes face à une montée de l’insécurité et de la haine suite à l’adoption du texte.

« Mettre fin à la prolifération de l’homosexualité »

Loin de l’apaisement, le Premier ministre a instruit l’appareil judiciaire d’assurer une exécution rigoureuse et absolue de la loi. Selon lui, la priorité est de stopper ce qu’il qualifie de développement du phénomène dans la société sénégalaise.

Si ce discours rencontre un écho favorable au sein d’une large partie de l’opinion publique locale, il suscite également de vives inquiétudes. En renforçant la répression des actes entre adultes consentants, les autorités s’exposent au risque d’une recrudescence de la stigmatisation et des actes de violence. Au-delà des clivages culturels, la préservation de l’intégrité physique et de la dignité humaine demeure un enjeu fondamental pour la cohésion sociale.