22 mai 2026

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Ousmane Sonko : une position inébranlable contre l’homosexualité au Sénégal

Le Premier ministre Ousmane Sonko a catégoriquement rejeté toute idée de moratoire sur l’application de la législation en vigueur concernant l’homosexualité. Il a exprimé sa détermination à mettre fin à ce qu’il qualifie de « prolifération » de cette pratique, garantissant que le système judiciaire mènera ses actions à leur terme. Le chef du gouvernement a insisté sur l’absence de protection pour les « gros poissons », en référence à plusieurs personnalités de son entourage qui auraient été appréhendées pour homosexualité présumée.

Cette déclaration intervient dans un contexte de fermeté accrue, alors que plus d’une centaine d’individus ont été interpellés au cours des trois derniers mois, accusés d’actes contre nature et, pour certains, de transmission volontaire du VIH. Parallèlement, un collectif d’intellectuels africains avait, le dimanche 18 mai, lancé un appel public en faveur d’un moratoire sur l’application de cette loi.

« Nous n’avons pas de leçons à recevoir »

Ousmane Sonko a vivement dénoncé ce qu’il considère comme « une tyrannie de l’Occident » cherchant, selon lui, à imposer l’homosexualité au reste du monde « via la maîtrise des médias ». Il a affirmé avec force que le Sénégal n’avait « pas de leçons à recevoir » sur cette question.

Au-delà de ces prises de position sociétales, le Premier ministre a également abordé la situation économique du Sénégal, caractérisée par une dette publique alarmante, estimée à 119% du Produit Intérieur Brut. Reconnaissant une « situation difficile du pays », Ousmane Sonko a néanmoins défendu son programme de redressement économique, mettant en avant les gains financiers résultant d’une meilleure collecte des taxes.

De son côté, le ministre des Finances, Cheikh Diba, a tenu à rassurer la population, indiquant que « la situation de la dette est en train d’être traitée ». Il a également annoncé la reprise des pourparlers avec le Fonds Monétaire International (FMI) dès la semaine du 8 juin. L’objectif est de parvenir, d’ici le 30 juin, à un accord sur « les grands axes d’un nouveau programme avec le FMI », des discussions qui étaient en suspens depuis octobre 2025 en raison de désaccords sur la nécessité de restructurer la dette nationale.