26 juillet 2026

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Paul biya : une absence prolongée qui attise les interrogations au Cameroun

Quarante-neuf jours d’absence. Depuis le 7 juin, le président camerounais Paul Biya s’est installé en Europe pour un séjour privé, et depuis, plus aucune apparition publique n’a été enregistrée. Ce chiffre correspond à sa plus longue absence depuis 2024, un précédent qui alimente les discussions dans les rédactions de Yaoundé et bien au-delà.

Une situation qui rappelle étrangement celle de l’année dernière

Les dernières informations indiquent que Paul Biya résiderait actuellement dans un hôtel de Genève, comme en 2024. Le gouvernement a tenté de calmer le jeu : le 18 juin, le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, a catégoriquement nié tout séjour hospitalier du chef de l’État dans une clinique genevoise.

Pourtant, aucune image récente ne vient étayer cette affirmation. L’absence de preuves tangibles laisse planer un doute persistant.

Lors de l’émission Droit de Réponse diffusée sur Equinoxe TV, dimanche dernier, Lucien Bidima, militant du Rdpc, a affirmé s’être rendu à l’hôtel InterContinental de Genève. Selon ses dires, il aurait croisé le président en pleine forme, actif et en bonne santé. Un témoignage qui, en l’absence de photos ou de vidéos, ressemble davantage à une opération de communication qu’à une preuve concrète.

Chantal Biya au cœur des spéculations, un vide institutionnel préoccupant

Ce qui différencie cette absence de la précédente, c’est l’implication croissante de Chantal Biya. Plusieurs observateurs évoquent son rôle de plus en plus marqué dans la gestion des affaires de l’État. Son nom circule même autour de certaines nominations, suggérant qu’elle serait désormais un intermédiaire incontournable pour accéder au chef de l’État.

Le Cameroun reste toujours sans vice-président, une situation qui pose question. En cas de vacance du pouvoir, c’est le président du Sénat, Aboubakary Abdoulaye, qui devrait assurer l’intérim. Une procédure constitutionnelle jamais testée dans ces circonstances, et qui suscite des inquiétudes au sein de la classe politique.

Cette absence prolongée marque-t-elle un tournant dans le mandat de Paul Biya ? Ou n’est-ce qu’une nouvelle parenthèse dans un climat politique déjà sous tension ? Une chose est sûre : l’incertitude domine, et l’apaisement n’est pas à l’ordre du jour.