L’épidémie de la maladie à virus Ebola, causée par la souche Bundibugyo, gagne du terrain dans la partie orientale de la République démocratique du Congo. Le bilan de la situation épidémiologique révèle une situation critique avec 515 cas confirmés recensés dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Un bilan humain de plus en plus lourd
La situation sanitaire s’aggrave avec un total de 91 décès enregistrés parmi les personnes infectées, ce qui porte le taux de létalité à 17,7 %. Actuellement, les structures de soin prennent en charge 283 patients isolés ou hospitalisés. Depuis l’apparition du virus, seulement 12 personnes ont été officiellement déclarées guéries. La dynamique de l’épidémie reste vive, avec 27 nouveaux cas détectés au cours des dernières vingt-quatre heures.
L’Ituri, cœur de la crise sanitaire
Sur les 104 zones de santé que compte le pays, 25 sont désormais touchées par le virus. La province de l’Ituri demeure la plus impactée, comptabilisant 17 zones de santé en état d’alerte. Les localités concernées incluent notamment Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba et Rwampara.
Propagation dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu
Le virus ne se limite plus à son foyer initial. Dans le Nord-Kivu, la zone de santé de Katwa est particulièrement active avec 11 cas et 8 décès. D’autres foyers sont surveillés de près :
- Beni : 5 cas confirmés et 3 décès
- Butembo : 4 cas confirmés et 2 décès
- Miti-Murhesa (Sud-Kivu) : 3 cas confirmés et 1 décès
- Oicha : 2 cas confirmés et 2 décès
- Goma, Kalunguta et Kyondo signalent également des cas confirmés.
Les obstacles à la riposte médicale
L’intervention des équipes de secours se heurte à des difficultés majeures sur le terrain. L’insécurité chronique dans certaines parties de l’Ituri complique l’accès aux populations vulnérables. Par ailleurs, les défis logistiques et la persistance de fausses informations au sein des communautés freinent les efforts de sensibilisation. Les autorités sanitaires insistent sur l’importance du signalement précoce des symptômes et du respect strict des mesures de prévention pour briser la chaîne de transmission.

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