La République démocratique du Congo (RDC) traverse une période critique sur le plan sécuritaire, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Face à cette crise, les déclarations récentes de deux responsables internationaux ont provoqué des réactions politiques marquées dans le pays.
Des prises de position internationales qui divisent
L’ancien vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, ainsi que son parti, le Parti social-démocrate vert (PSDV), ont réagi aux déclarations du secrétaire d’État américain Marco Rubio et du ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot. Ces deux responsables ont abordé la question du retrait des troupes rwandaises présentes sur le sol congolais.
She Okitundu et le PSDV saluent la position de Marco Rubio, qui a insisté sur la nécessité d’un retrait immédiat des forces rwandaises du territoire congolais. Pour eux, cette stance reflète un engagement fort des États-Unis en faveur du respect de la souveraineté congolaise et de la stabilité régionale. En revanche, la prise de position de Maxime Prévot, évoquant une simultanéité entre le retrait rwandais et la neutralisation des FDLR, est perçue comme une entrave potentielle à l’application des obligations internationales imposées au Rwanda.
Une résolution onusienne au cœur du débat
Le PSDV et She Okitundu rappellent que la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies exige un retrait sans condition des troupes rwandaises de la RDC. Selon eux, cette résolution constitue le socle juridique essentiel pour mettre fin aux tensions persistantes dans l’Est du pays. Ils soulignent que toute approche basée sur des prétextes risquerait de retarder indûment l’exécution de ces obligations.
Pour Léonard She Okitundu, la mobilisation actuelle de la communauté internationale est une avancée majeure dans la recherche d’une solution durable. Il met en avant les enjeux humanitaires et sécuritaires auxquels sont confrontées les populations des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les violences armées et les déplacements massifs de civils se multiplient.
Un appel à l’unité et au respect du droit international
Face à l’urgence sécuritaire, le PSDV et son leader réaffirment leur attachement à la défense de l’intégrité territoriale de la RDC. Ils insistent sur la nécessité d’une solution fondée sur le droit international, la coopération régionale et le respect des résolutions onusiennes. Leur objectif : accélérer les efforts de restauration de la paix et maintenir une pression diplomatique constante pour garantir le respect des engagements pris.
Alors que les tensions persistent dans l’Est de la RDC, les appels à une action rapide et coordonnée se multiplient. Le PSDV et She Okitundu exhortent tous les acteurs, nationaux et internationaux, à agir en faveur d’une paix durable, respectueuse des principes fondamentaux du droit international.

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