6 juin 2026

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Sanctions américaines contre des chefs de groupes armés en rdc et reddition de combattants

Les États-Unis ont annoncé une série de sanctions ciblées à l’encontre de deux figures majeures de groupes armés actifs dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Ces mesures, à la fois financières et judiciaires, visent à sanctionner des individus accusés d’exactions graves et de violations des droits humains.

Deux responsables armés sous le coup de sanctions internationales

Le Département d’État américain a révélé l’identité des cibles : Gustave Kubwayo, un cadre influent des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), et John Imani Nzenze, présenté comme le chef du renseignement de l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC-M23).

Selon les autorités américaines, ces deux individus sont directement impliqués dans des violences ethniques, le recrutement d’enfants soldats, des violences sexuelles et des attaques transfrontalières qui menacent la stabilité régionale. Les FDLR, en particulier, sont pointés du doigt pour leur rôle dans des exactions systématiques dans les territoires congolais voisins du Rwanda.

John Imani Nzenze, quant à lui, est accusé d’avoir coordonné des opérations au sein du M23, un groupe armé que Washington qualifie de soutenu par Kigali. Les États-Unis lui attribuent des meurtres ciblés, des viols de masse et des attaques répétées contre les populations civiles dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

204 combattants de l’AFC-M23 déposent les armes

Dans un mouvement parallèle, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont enregistré la reddition de 204 combattants de l’AFC-M23 au cours des mois d’avril et mai 2026. Cette annonce a été faite par le porte-parole de la 34e région militaire, le major Dieudonné Kasereka, lors d’une conférence de presse.

Les ex-combattants se sont rendus dans plusieurs zones clés des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment à Lubero, Rutshuru, Masisi et Kalehe. Les autorités militaires ont assuré avoir mis en place des mesures de réinsertion pour faciliter leur retour à la vie civile.

Le major Kasereka a lancé un appel urgent aux derniers éléments encore actifs dans les zones forestières : « Déposez les armes et rejoignez le processus de paix. La voie de la réconciliation est encore possible. »*

Contexte sécuritaire toujours tendu dans l’est de la RDC

Ces avancées surviennent alors que les combats entre l’AFC-M23 et les FARDC, appuyées par les milices Wazalendo, persistent dans plusieurs territoires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. La situation humanitaire reste alarmante, avec des déplacements massifs de populations et des violations quotidiennes des droits fondamentaux.

Les sanctions américaines et la reddition de centaines de combattants pourraient, selon certains observateurs, marquer un tournant dans la recherche d’une solution durable au conflit. Cependant, la communauté internationale reste en alerte face à l’escalade des violences et à l’impunité qui persiste dans la région.