11 mai 2026

Togo : faible mobilisation pour la réunion du cncc à akassimé

Togo : le cncc peine à mobiliser les togolais lors de son rassemblement à akassimé

Le meeting organisé par le Cadre national de concertation pour le changement (CNCC) à Akassimé, dans la capitale Lomé, a connu une très faible affluence. Malgré une communication intensive en amont, le terrain s’est révélé quasi désert à l’heure prévue du début de l’événement, ce samedi. Seuls quelques militants dispersés ont répondu présent, loin de l’affluence espérée par les organisateurs.

Initialement programmé pour 14 heures, le rassemblement n’a attiré qu’un nombre très limité de participants une heure après l’horaire prévu. Pour les observateurs, ce désintérêt marquant reflète un changement profond dans les attentes des citoyens. Ces derniers semblent désormais privilégier les actions concrètes, comme l’amélioration de l’accès à l’eau potable, la création d’emplois ou encore le déploiement effectif de l’Amu (Assurance maladie universelle), plutôt que les discours politiques traditionnels.

Les leaders du mouvement, dont certains députés de l’Assemblée nationale, ont du mal à mobiliser leur base. Leur positionnement ambigu, entre les institutions et la rue, interroge une partie de l’opinion publique. Certains jugent leurs prises de parole trop alarmistes et déconnectées de la réalité des citoyens, qui recherchent avant tout des solutions tangibles pour améliorer leur quotidien.

Le passage du CRAC au CNCC n’a pas suffi à redynamiser le mouvement. Pour de nombreux togolais, cette transition n’est qu’un simple changement de façade, sans véritable impact sur le fond des revendications. Sur place, l’ambiance ressemblait davantage à une petite réunion locale qu’à un grand rassemblement politique capable d’influencer les décisions nationales.

Pour regagner la confiance des citoyens, l’opposition togolaise doit repenser ses stratégies d’action. Le rejet des méthodes classiques montre que les populations attendent désormais une implication plus directe dans le développement du pays. Leur survie politique dépendra de leur capacité à proposer des alternatives crédibles et durables, loin des mobilisations ponctuelles et des discours sans lendemain.