Le centre du Mali a de nouveau été le théâtre de violences extrêmes. Des combattants du Jnim ont lancé des assauts coordonnés contre cinq localités situées dans les environs de Bandiagara. Ces incursions simultanées, survenues en fin d’après-midi, ont visé les villages de Logo, Soulakanda et Dimbal, ainsi qu’Ogossagou et Kouroundé dans le cercle de Bankass.
Les affrontements ont été particulièrement intenses, opposant les assaillants aux chasseurs traditionnels dozos. Ces derniers assurent souvent la sécurité des populations locales, palliant parfois l’absence des forces régulières dans ces zones reculées. Le bilan humain est lourd : on dénombre une vingtaine de victimes, comprenant à la fois des membres des milices d’autodéfense et des civils.
Un climat de terreur et des déplacements massifs de population
Malgré l’ampleur de la tragédie, aucune communication officielle n’a été émise par l’armée, et les sollicitations pour obtenir des éclaircissements sont restées sans réponse. Ce manque de réaction immédiate accentue l’inquiétude des habitants. Face à la menace persistante de nouvelles offensives, de nombreux résidents ont choisi l’exil. Un flux important de déplacés converge actuellement vers Bankass, une localité déjà saturée par de précédents arrivages de populations fuyant l’insécurité.
Cette recrudescence de la violence fait suite à des menaces explicites proférées par un porte-parole du Jnim. Le groupe terroriste avait prévenu qu’il ciblerait les villages abritant des bases de chasseurs dozos ou refusant de se soumettre à des accords locaux imposés par les insurgés. Ce nouveau drame s’inscrit dans une spirale meurtrière qui a déjà coûté la vie à plus de cinquante personnes dans cette même région depuis le début du mois.

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