27 juillet 2026

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Yankhoba Diémé tourne le dos au pastef : la fin d’une aventure politique

L’ancien pilier du Pastef, Yankhoba Diémé, a opéré un virage spectaculaire en rejoignant le camp du président Diomaye Faye. Avec deux autres ministres, il a abandonné l’opposition historique pour rallier la majorité présidentielle, qualifiant le parti de Ousmane Sonko de « coquille vide ». Ce revirement marque un tournant dans l’échiquier politique du Sénégal.

Yankhoba Diémé lors de son départ du Pastef

Un choix politique radical pour trois figures du Pastef

Trois ministres, dont Yankhoba Diémé, ont abandonné le Pastef pour soutenir le président Diomaye Faye. Leur départ s’accompagne d’une critique acerbe envers l’ancien parti d’Ousmane Sonko, jugé incapable de porter une vision politique cohérente.

Ibrahima Sy, Yankhoba Diémé et Alioune Dione, tous trois anciens fidèles de Ousmane Sonko, ont choisi de tourner définitivement la page de l’opposition. Malgré leur engagement passé contre Macky Sall, ils ont décidé de rallier la majorité présidentielle, mettant en avant leur attachement aux institutions plutôt qu’à leurs intérêts personnels.

Des déclarations sans équivoque

Yankhoba Diémé, ancien coordonnateur départemental du Pastef à Bignona, n’a pas mâché ses mots : « Il ne reste plus rien au Pastef. C’est une coquille vide ». Une phrase qui résume l’état d’esprit de ces responsables politiques, désormais prêts à servir le président Diomaye Faye.

Alioune Dione, lui aussi ancien responsable du parti à Diourbel, a confirmé cette rupture : « Je m’engage avec tous mes frères à adhérer et à rejoindre le parti du président Diomaye ». Un changement de cap qui illustre une recomposition majeure du paysage politique sénégalais.

Un bouleversement dans le jeu politique sénégalais

Le départ de ces trois ministres du Pastef pour rejoindre le camp présidentiel représente un séisme politique. Leur abandon du parti fondé par Ousmane Sonko marque un tournant dans la vie politique du pays, où les alliances semblent désormais dictées par des logiques de pouvoir plutôt que par des idéologies.

Ce revirement pourrait avoir des répercussions sur le futur du Pastef, dont l’influence commence à s’effriter après des années d’opposition virulente contre l’ancien régime. Les militants du parti pourraient désormais se retrouver sans repères, face à l’émergence d’une nouvelle dynamique politique centrée sur le président Diomaye.