27 août 2026

burkina-eveil

Éveillez-vous à l'actualité du Burkina Faso avec un journalisme rigoureux, citoyen et engagé.

Accusations de détournement de fonds en Casamance : Ousmane Sonko sous le feu des critiques au Sénégal

Au Sénégal, une controverse majeure éclate alors que le Parti Kiiraay Les Patriotes Républicains met en cause l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Il est reproché à ce dernier l’usage de 3,7 milliards de francs CFA entre 2025 et 2026, fonds initialement alloués à la paix en Casamance.

Le Parti Kiiraay Les Patriotes Républicains du Sénégal soulève des inquiétudes concernant la gestion de fonds pour la paix en Casamance.

Dans une déclaration rendue publique le 25 août 2026, le Parti Kiiraay Les Patriotes Républicains a vivement critiqué la manière dont les fonds spéciaux dédiés à la stabilisation de la Casamance ont été administrés. La formation politique impute à Ousmane Sonko des déboursements s’élevant à 3,7 milliards de francs CFA, prélevés du compte « Jamm pour la Paix en Casamance » entre 2025 et 2026. Ces utilisations, d’après le parti, manquent cruellement de justifications précises.

Le parti Kiiraay Les Patriotes Républicains soutient que l’ancien chef du gouvernement aurait justifié une fraction de ces dépenses par l’acquisition de véhicules et la rénovation du Building administratif. Ces opérations sont jugées par le parti comme étant en totale contradiction avec la finalité du fonds, lequel est exclusivement destiné à appuyer les initiatives de paix en Casamance.

Cette affaire, selon la formation politique, met en lumière un manque de cohérence flagrant entre les discours officiels sur la transparence et la réalité de la reddition des comptes. « La transparence est à géométrie variable », a fustigé le parti, insistant sur le fait que l’utilisation des deniers publics doit être soumise aux mêmes impératifs de justification, indépendamment de la personne en charge.

Cette prise de position du parti Kiiraay Les Patriotes Républicains intervient après la décision du Conseil constitutionnel, qui a invalidé une loi parlementaire visant à encadrer les fonds spéciaux. Cette législation, adoptée par une Assemblée nationale majoritairement PASTEF, a été jugée anticonstitutionnelle. À ce jour, Ousmane Sonko, l’ancien Premier ministre, n’a pas encore formulé de réponse officielle face à ces allégations.