10 juin 2026

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Analyse politique au Sénégal : pourquoi Sonko aurait dû céder la présidence de l’AN à El Malick Ndiaye

Dans une analyse sans concession de la scène politique sénégalaise récente, Alioune Tine, figure influente du think tank Afrikajom Center, a partagé son point de vue sur la dynamique actuelle entre les acteurs clés du pays. Contrairement aux spéculations, il exclut toute idée de rupture entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, tout en soulignant des tensions évidentes.

Le fondateur d’Afrikajom Center pointe une erreur stratégique majeure de la part du leader de Pastef. Selon lui, en s’emparant de la présidence de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a pris une direction qui pourrait s’avérer contre-productive. Pour Alioune Tine, son ambition présidentielle pour 2029 aurait dû le conduire à adopter une posture différente : quitter la primature, se recentrer sur la gestion de son parti politique, et laisser les électeurs le propulser vers le pouvoir sans interférer avec les institutions en cours de mandat.

L’ancien président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, est au cœur de son argumentaire. Alioune Tine lui rend hommage pour son travail remarquable à la tête de l’hémicycle, le décrivant comme l’incarnation parfaite de ce rôle. Invité à s’exprimer dans l’émission Tolouway, il insiste sur le fait que El Malick Ndiaye répondait pleinement aux attentes des citoyens et des observateurs politiques.

Pour Alioune Tine, la prise de fonction d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale n’apporte aucun bénéfice tangible. Les députés lui étant déjà acquis, il aurait pu exercer son influence à distance, tout en laissant El Malick Ndiaye poursuivre sa mission avec efficacité. Une configuration qui, selon lui, aurait permis une meilleure harmonie institutionnelle et évité des frictions inutiles.