22 juillet 2026

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Crise politique au Cameroun : le régime se défend contre les rumeurs sur l’absence du président

Face aux interrogations persistantes concernant une absence prolongée du chef de l’État, Jacques Fame Ndongo, ministre d’État camerounais, a pris la parole pour clarifier la situation. Selon lui, les spéculations sur une éventuelle vacance du pouvoir relèvent d’une dérive juridico-politique, voire d’une aberration logique.

Le haut responsable a rappelé avec fermeté qu’aucune loi ou règlement camerounais ne prévoit de durée maximale d’absence du territoire national pour le président en fonction. Ainsi, évoquer une « disposition constitutionnelle inexistante » pour justifier une telle polémique serait, selon ses termes, le fruit d’une « imagination débridée » de ceux qui cherchent à semer le trouble.

Paul Biya, en activité malgré son éloignement

Jacques Fame Ndongo a également tenu à souligner que le président Paul Biya, en place depuis plus de quatre décennies, poursuit ses activités quotidiennes. Toujours selon le ministre, le chef de l’État examine méticuleusement les dossiers qui lui sont soumis, que ce soit en présentiel ou via des outils électroniques accessibles à tous.

L’opposition contre-attaque : « un exil de fait » ?

Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), parti d’opposition dirigé par Maurice Kamto, n’a pas tardé à réagir. Son vice-président, Mamadou Mota, a questionné publiquement la légitimité d’un exercice du pouvoir à distance : « À partir de combien de semaines d’absence physique une magistrature suprême perd-elle toute crédibilité ? Quarante-cinq jours hors du Cameroun, ce n’est pas un séjour temporaire, c’est un exil de fait », a-t-il déclaré avec ironie.

Le MRC a également ironisé sur l’idée d’un « Cameroun dirigé en télétravail clandestin », suggérant que le pays serait devenu le premier au monde à fonctionner sans présence physique de son dirigeant.