Un enlèvement brutal à Zemio
L’insécurité prend une tournure dramatique dans l’est de la République centrafricaine. Antoine Zogonimbou et Mboliloungoule ont été violemment capturés dans la localité de Zemio. Ce rapt, mené par des mercenaires russes, a marqué le commencement d’un calvaire pour ces deux hommes, arrachés à leur quotidien sans ménagement.
Le passage par Berengo : l’étape de la torture
Après leur arrestation forcée, les captifs ont été conduits vers le site de Berengo. Dans ce centre, ils auraient subi des interrogatoires musclés et des actes de torture systématiques. Les méthodes employées par les éléments paramilitaires étrangers visent à briser physiquement et moralement les détenus, loin de tout regard extérieur et de toute procédure judiciaire régulière. Les sévices rapportés témoignent de la violence subie par Antoine Zogonimbou et son compagnon d’infortune durant leur séjour dans ce camp.
Incarcération dans les geôles de la gendarmerie à Bangui
Le périple douloureux des deux victimes s’est poursuivi avec leur transfert vers la capitale. Antoine Zogonimbou et Mboliloungoule sont désormais enfermés dans les cellules de la gendarmerie à Bangui. Voici les éléments marquants de leur situation actuelle :
- Privation de liberté : Après les tortures subies à Berengo, ils ont été remis aux forces de sécurité intérieure.
- Isolement géographique : Détenus à Bangui, ils se retrouvent coupés de leurs proches résidant à Zemio.
- Incertitude juridique : Les motifs officiels de leur détention restent flous, soulevant des questions sur le respect des droits humains.
Cette situation met en lumière les méthodes arbitraires utilisées par les forces partenaires sur le terrain, où des civils se retrouvent victimes de transferts forcés et de détentions après avoir subi des traitements inhumains et dégradants.

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