9 juillet 2026

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Des accusations graves pèsent à nouveau sur les mercenaires de Wagner en Centrafrique

Une séquence vidéo, largement diffusée sur les plateformes sociales en République Centrafricaine, met en lumière des actes d’une brutalité extrême. Ces crimes sont attribués aux mercenaires russes du groupe Wagner et à leurs alliés locaux. Les victimes, selon les premières informations, seraient des anciens combattants venus participer à un programme de désarmement, ainsi que des civils innocents. Le général Ndalé, une figure influente parmi les chefs de guerre antibalaka, affirme avoir reconnu ses propres hommes parmi les victimes froidement exécutées dans ces images choquantes. Face à cette nouvelle vague d’allégations, l’opposition centrafricaine réclame avec insistance le départ des mercenaires, tandis que la société civile exige la fin de l’impunité pour ces actes.

Une opération de désarmement qui tourne au drame

Depuis mardi, la vidéo incriminée circule sans relâche sur les réseaux sociaux, provoquant une onde de choc en Centrafrique. On y voit des individus identifiés comme des mercenaires russes, accompagnés de leurs supplétifs centrafricains, surnommés les « Wagner noirs », près de plusieurs corps décapités. Cette scène glaçante aurait été filmée par les éléments de Wagner eux-mêmes. Dès sa fuite, le chef de guerre Ndalé a formellement reconnu les victimes.

Il déclare que ces hommes étaient des membres de sa faction. Selon ses dires, « les Wagner les ont contactés, un accord a été trouvé pour qu’ils se fassent désarmer« . Le général Ndalé précise que ces combattants « avaient quitté les rangs et s’étaient regroupés pour attendre les Wagner, aux côtés de civils, lorsque les Wagner les ont tous tués, y compris les civils présents« .

Ce n’est malheureusement pas la première fois que des crimes sont imputés aux mercenaires de l’ex-groupe Wagner en République Centrafricaine. L’opposition démocratique exprime son amertume et demande au gouvernement le retrait immédiat et total de ces forces du territoire national.

« Il existe un proverbe chez nous qui dit qu’une pintade ne quitte jamais la brousse pour venir crever l’œil d’un poussin dans le village. Je ne peux accepter que des forces venues nous soutenir se retournent contre nos compatriotes. C’est un principe fondamental, car je tiens à le dire très clairement : notre soutien aux forces armées centrafricaines est indéfectible. On ne peut pas venir en aide à quelqu’un, se substituer à lui, puis se retourner contre lui« , a réagi Martin Ziguélé, président du MLPC et porte-parole du BRDC, soulignant la gravité de la situation en Centrafrique.

La société civile exige une justice impartiale

Le gouvernement n’a pas encore émis de déclaration officielle, et nos tentatives pour le joindre sont restées infructueuses. La société civile, quant à elle, ne cache pas son indignation. Quentin Ngbouando, leader de l’association Gwé, réclame une réponse judiciaire ferme face à ces exactions Wagner Centrafrique.

« Depuis 24 heures, des corps sans vie gisent au sol, entourés de mercenaires du groupe Wagner qui ont mené à bien une opération de torture et d’assassinat cruel. Il est impensable que la cruauté l’emporte sur la justice. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de faire toute la lumière sur cette situation et que les auteurs de ces crimes soient poursuivis pour leurs actes« , a déclaré Quentin Ngbouando, insistant sur la nécessité de la justice et la protection des droits humains en Centrafrique.

Cependant, la présence russe s’est étendue jusqu’à la chaîne pénale du pays. Les défenseurs des droits humains en Centrafrique soupçonnent les Russes d’être impliqués dans des disparitions de personnes à la SRI (Section de Recherches et d’Investigations de la gendarmerie), ainsi que dans des meurtres de policiers et des menaces ou agressions de juges. Les rapports de Human Rights Watch et d’Amnesty International, qui documentent ces violences attribuées aux Russes, n’ont pour l’instant pas eu de suites concrètes, soulevant des questions sur la sécurité en Centrafrique et l’impunité des mercenaires Wagner en RCA.