3 août 2026

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Dialogue politique en rdc : la coalition article 64 fixe ses exigences face au régime tshisekedi

Après avoir rencontré le président burundais Évariste Ndayishimiye, les membres de la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) ont clos leur déplacement à Bujumbura le 9 juillet 2026.

Des rencontres sous haute tension et des accusations de trahison

La C64, souvent pointée du doigt pour ses liens présumés avec le pouvoir de Félix Tshisekedi, a tenu à clarifier sa position. Selon ses dirigeants, dont Martin Fayulu, aucune demande de rencontre n’a été formulée auprès du président burundais. Ce dernier, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, aurait pris l’initiative de ce tête-à-tête. Face aux propositions d’Évariste Ndayishimiye prônant le dialogue politique et l’unité nationale, les membres de la coalition ont exprimé leur accord, tout en posant des conditions strictes.

Des conditions non négociables pour un dialogue crédible

Pour que tout échange soit considéré comme légitime, la C64 exige trois mesures immédiates : l’abandon définitif du projet de révision constitutionnelle, la libération de tous les détenus politiques et la cessation des poursuites judiciaires à caractère politique. Parallèlement, le rétablissement intégral des libertés fondamentales est présenté comme une priorité absolue. Ces principes, selon les leaders de la coalition, ne souffrent d’aucune exception.

Parmi ces exigences, le respect scrupuleux de la Constitution et de la souveraineté populaire occupe une place centrale. Les membres de la C64 rappellent que les échecs répétés des précédents processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) s’expliquent par l’absence de traitement des causes profondes de la crise, d’essence politique.

Une marche pacifique prévue pour le 22 juillet

Le projet de modification de la Constitution, porté par le régime actuel dans un contexte de conflit armé et d’occupation partielle du territoire national, est dénoncé comme l’un des défis politiques majeurs à surmonter. La C64 réaffirme son opposition farouche à cette révision et insiste sur le respect absolu de l’ordre institutionnel.

Ces revendications seront portées haut et fort lors de la marche pacifique organisée le 22 juillet en direction du Palais de la Nation. Les organisateurs réclament la démission de Félix Tshisekedi, accusé d’avoir violé son serment constitutionnel en engageant des réformes jugées antirépublicaines.