3 août 2026

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Dialogue politique en République démocratique du Congo : les exigences de la coalition article 64

La veille de leur rencontre avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, les membres de la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) ont achevé leur déplacement officiel à Bujumbura.

Soupçonnés de tenter de négocier leurs principes au nom d’une alliance controversée avec le régime de Félix Tshisekedi, les porte-parole de la C64 se sont empressés de clarifier leur position. Martin Fayulu et ses alliés ont souligné n’avoir sollicité aucune audience avec le chef de l’État burundais. Selon leurs déclarations, cette entrevue aurait été initiée par Évariste Ndayishimiye lui-même, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine. Face aux exhortations de leur hôte en faveur d’un dialogue patriotique et d’une unité nationale renforcée, les dirigeants de la coalition ont accepté le principe, tout en imposant des conditions strictes.

Pour ces opposants au pouvoir actuel, tout échange constructif doit impérativement débuter par l’abandon définitif du projet de modification de la Constitution, la libération immédiate de tous les détenus politiques, la cessation immédiate des poursuites judiciaires à motivation politique et le rétablissement intégral des libertés fondamentales. Malgré leur ouverture apparente au dialogue, ils insistent sur le caractère intangible de ces exigences.

Parmi les principes considérés comme non négociables figurent le respect scrupuleux de la Constitution, le renforcement de l’État de droit et la préservation de la souveraineté populaire. Les observateurs pointent du doigt l’absence de prise en compte des enjeux politiques profonds lors des précédents cycles de négociation, ce qui expliquerait, selon eux, l’impasse actuelle.

Le projet de révision constitutionnelle porté par Félix Tshisekedi, dans un contexte marqué par des conflits armés et une occupation partielle du territoire national, constitue selon la C64 l’un des principaux défis politiques à surmonter. Réaffirmant leur opposition farouche à cette tentative de réforme, les membres de la coalition appellent au respect strict des institutions en place. Ils prévoient de porter ces revendications lors de leur mobilisation prévue le 22 juillet prochain, en se dirigeant vers le Palais de la Nation. Leur objectif affiché : exiger la démission immédiate du président de la République, qu’ils accusent d’avoir violé son serment constitutionnel.