13 mai 2026

Faure Gnassingbé à Kampala : une mission diplomatique pour la paix dans les Grands Lacs

Kampala rayonnait sous un soleil éclatant, où les gestes protocolaires et les poignées de main chaleureuses masquaient à peine l’urgence des enjeux africains. Mardi 12 mai 2026, le président du Conseil togolais atterrissait en Ouganda pour une étape décisive : l’investiture de Yoweri Museveni, reconduit au pouvoir après le scrutin du 15 janvier. Mais derrière cette rencontre officielle se profilait une mission bien plus profonde, portée par des millions d’Africains : relancer la quête de paix dans les Grands Lacs.

Présidence du Conseil du Togo

Une cérémonie sous le signe de l’unité africaine

La capitale ougandaise vibrait au rythme d’une cérémonie solennelle, marquée par des chants traditionnels et des défilés militaires. Le thème central, « Protéger les acquis et engager une transition vers le statut de pays à revenu intermédiaire supérieur », avait attiré des dirigeants du continent mais aussi des délégations venues d’Europe, d’Asie et des Amériques.

Parmi les invités de marque, Faure Gnassingbé se distinguait par son rôle d’invité d’honneur. En transmettant ses vœux de réussite à Yoweri Museveni pour ce nouveau mandat, le président togolais a scellé une alliance politique et humaine, saluée par son homologue ougandais. Ce déplacement a été interprété comme un gage de la solidité des relations entre Lomé et Kampala, tant sur le plan économique que diplomatique.

Présidence du Conseil du Togo

Les Grands Lacs au cœur des échanges

Derrière les apparences festives, la réalité des défis sécuritaires a rapidement repris le dessus. Cette visite à Kampala n’était pas qu’un simple geste diplomatique : elle portait en elle l’espoir d’une avancée majeure pour la paix dans la région des Grands Lacs.

En tant que médiateur de l’Union africaine (UA) pour la crise en République démocratique du Congo (RDC), Faure Gnassingbé sait que chaque heure compte. Lors de son passage en Ouganda, il a réaffirmé son engagement à poursuivre les discussions avec tous les acteurs impliqués, une approche qui a su convaincre Yoweri Museveni. Le président ougandais a d’ailleurs salué la « diplomatie constructive » togolaise, basée sur le dialogue et l’écoute, loin des postures conflictuelles.

Présidence du Conseil du Togo

Une collaboration diplomatique historique

Les observateurs politiques soulignent la régularité des échanges entre les deux chefs d’État. Leur dernière rencontre, un tête-à-tête à Entebbe le 3 février 2026, illustre l’étroite collaboration entre Lomé et Kampala. Le Togo s’impose ainsi comme un acteur clé dans les efforts de médiation sur le continent, contribuant activement à la stabilité régionale.

Alors que les festivités d’investiture s’achevaient, la mission de Faure Gnassingbé restait intacte. De retour à Lomé, il pouvait se féliciter d’avoir renforcé les liens entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est, au service d’une cause commune : la paix et le développement. Cette visite confirme une fois de plus l’engagement du Togo dans la diplomatie africaine, où la concertation et la gouvernance partagée priment pour bâtir un avenir durable.