15 mai 2026

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Français détenu au Sénégal pour homosexualité : la France en alerte

Un ressortissant français incarcéré au Sénégal pour son orientation sexuelle

Un citoyen français a été placé en détention au Sénégal le 14 février 2026 pour des faits qualifiés d’« actes contre-nature », dans le cadre d’une vaste opération policière. Les autorités locales ont également évoqué des accusations d’association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux et de tentative de transmission du VIH. Ces éléments ont été confirmés par des sources diplomatiques.

L’ambassade de France à Dakar assure un suivi constant de ce dossier, conformément à son devoir de protection consulaire. À ce jour, les agents consulaires ont pu s’entretenir à quatre reprises avec le détenu, tout en maintenant un contact régulier avec sa famille.

Des relations diplomatiques en première ligne

Les services du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, en coordination avec le consulat à Dakar, suivent de très près l’évolution de cette affaire. Une communication étroite est entretenue avec l’entourage du Français, afin d’assurer une assistance juridique et morale adaptée à sa situation.

La France réaffirme par ailleurs son attachement aux droits humains et son opposition à toute forme de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Le Quai d’Orsay a rappelé son engagement en faveur de la dépénalisation universelle de l’homosexualité et de la protection des personnes LGBT+.

Une législation sénégalaise de plus en plus répressive

Le gouvernement sénégalais a récemment renforcé son arsenal législatif contre l’homosexualité. Depuis la promulgation d’une nouvelle loi le 31 mars 2026, les peines encourues pour « actes contre-nature » ont été doublées : les condamnations peuvent désormais aller de cinq à dix ans d’emprisonnement, assorties d’amendes comprises entre 3 000 et 15 000 euros.

Cette réforme, portée par le Premier ministre Ousmane Sonko, vise à définir juridiquement les relations entre personnes de même sexe, une notion auparavant absente du code pénal. Plusieurs médias locaux rapportent une hausse significative des arrestations depuis son entrée en vigueur.

« Cette mesure est profondément préoccupante et porte atteinte aux droits fondamentaux », a dénoncé Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.

La France, par la voix de ses représentants, a réitéré son soutien aux personnes LGBT+ menacées et condamné toute violation des libertés individuelles, rappelant que les droits humains doivent s’appliquer universellement et sans réserve.

Le drapeau du Sénégal.