8 juin 2026

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Grève des agents du port de Lomé en juin 2026 : revendications et enjeux économiques

Grève au port de Lomé : les agents du Port autonome paralysent l’activité fin juin 2026

Les salariés du Port autonome de Lomé ont décidé de se mettre en grève à partir du 25 juin 2026 pour une durée de trois jours. Cette action, motivée par des revendications sociales et professionnelles non satisfaites, intervient après des mois de négociations infructueuses. Le syndicat, qui représente plus de 3 000 employés, dénonce un manque de réponses concrètes de la part de la direction malgré plusieurs assemblées générales organisées depuis octobre 2025.

Des conditions de travail jugées intolérables

Au cœur des tensions, les conditions de travail imposées aux agents du port. Les dockers et autres salariés dénoncent des salaires jugés insuffisants, une protection sociale limitée en cas d’accident, et des équipements de sécurité souvent absents sur certains sites. Ces manquements, répétés depuis plusieurs mois, ont poussé les travailleurs à durcir le ton.

Pour le syndicat, cette grève n’est pas seulement une question de revendications internes. Elle vise aussi à préserver le bon fonctionnement d’un outil économique majeur pour le Togo, où le port de Lomé joue un rôle clé dans le commerce régional.

Les principales demandes des grévistes

Le syndicat a dressé une liste précise de ses exigences, incluant des mesures structurelles pour améliorer les conditions de travail. Parmi elles :

  • L’instauration d’un statut unique pour l’ensemble du personnel du port ;
  • Le respect strict des pauses journalières et du repos hebdomadaire ;
  • L’octroi d’un congé annuel assorti de sa prime correspondante ;
  • L’application de l’accord collectif d’établissement aux pointeurs assimilés aux dockers ;
  • Le paiement intégral des heures supplémentaires conformément à la réglementation ;
  • L’immatriculation systématique des dockers occasionnels à la Caisse nationale de sécurité sociale ;
  • L’attribution d’une prime de salissure et d’une prime de manutention ;
  • La prise en compte de la date de recrutement dans le parcours professionnel des agents ;
  • La clarification des classifications et des avantages associés sur les bulletins de paie.

Une mobilisation sous haute surveillance

Le syndicat a appelé l’ensemble des agents à respecter la grève, tout en rappelant que la participation reste un choix individuel. Cette décision place la direction du port dans une position délicate, alors que l’entreprise, déjà fragilisée par une dette importante, doit faire face à un nouveau défi social.

Pour les travailleurs, cette action est un dernier recours pour faire entendre leurs revendications et obtenir des réponses tangibles. Le règlement de ce conflit s’impose désormais comme une priorité, non seulement pour les salariés, mais aussi pour la stabilité économique du Togo.