23 juillet 2026

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Ibrahim Traoré sous le feu des critiques pour son réseau de propagande numérique

Ibrahim Traoré, chef de l'État burkinabè, lors d'un déplacement à Ouagadougou en mars 2025.

Le régime de Ouagadougou fait face à de nouvelles accusations concernant l’usage de moyens numériques pour museler les voix critiques. Selon les révélations d’une organisation internationale, le capitaine Ibrahim Traoré disposerait d’une milice virtuelle dédiée à la surveillance et à la neutralisation des journalistes indépendants. Ces pratiques soulèvent des interrogations sur l’état de la liberté de la presse au Burkina Faso.

Dans un rapport rendu public, l’entité en question dénonce une stratégie organisée visant à discréditer et à intimider les professionnels des médias qui osent questionner l’action gouvernementale. Les méthodes employées incluent le harcèlement en ligne, la diffusion de fausses informations et la manipulation algorithmique des réseaux sociaux pour orienter l’opinion publique.

Un réseau de propagande au service du pouvoir

Les investigations menées révèlent l’existence d’une structure parallèle, alimentée par des comptes automatisés et des influenceurs rémunérés, dont la mission serait de promouvoir une image positive du pouvoir tout en discréditant ses détracteurs. Cette milice numérique, selon les termes utilisés, agirait sous l’égide de hauts responsables proches de la présidence.

Parmi les cibles privilégiées figurent les journalistes couvrant les mouvements sociaux ou critiquant la gestion de la transition politique. Plusieurs cas de cyberharcèlement ont été documentés, avec des conséquences directes sur la carrière et la sécurité des concernés.

Des répercussions sur le terrain journalistique

Les professionnels des médias burkinabè dénoncent une autocensure croissante par crainte de représailles. Les attaques en ligne, souvent accompagnées de menaces physiques, poussent de nombreux reporters à limiter leurs investigations ou à quitter le pays. Cette situation fragilise davantage un paysage médiatique déjà sous pression depuis le changement de régime.

Les associations de défense des droits de l’homme appellent à une enquête indépendante pour faire la lumière sur ces agissements et garantir le respect des droits fondamentaux, y compris le droit à l’information.

Une réponse gouvernementale évasive

Face à ces allégations, les autorités burkinabè n’ont pas encore réagi officiellement. Pourtant, ces accusations s’ajoutent à une liste déjà longue de reproches adressés au pouvoir en place, notamment sur les restrictions des libertés individuelles et la gestion des crises sécuritaires.

La communauté internationale observe avec inquiétude l’évolution de la situation, rappelant l’importance de préserver les espaces démocratiques et la transparence dans un contexte déjà marqué par une instabilité régionale persistante.