Cotonou a vibré au rythme d’un événement historique ce dimanche 24 mai, marquant l’accession de Romuald Wadagni à la magistrature suprême. Sur l’esplanade du Palais des Congrès, la cérémonie a rassemblé un parterre impressionnant de décideurs, allant des capitaines d’industrie comme Aliko Dangote et Hassanein Hiridjee aux hauts dignitaires régionaux, dont le Vice-Président du Nigeria et le Premier ministre du Niger. Cette mobilisation internationale témoigne de la stature de l’ancien ministre des Finances sur la scène mondiale.
Un carrefour diplomatique stratégique
Le Palais des Congrès de Cotonou s’est imposé comme le centre névralgique de la politique ouest-africaine. Bien que les usages protocolaires du Bénin n’impliquent généralement pas la présence de chefs d’État en fonction pour la prestation de serment, la venue de plus de seize délégations étrangères souligne l’influence du nouveau président. La participation remarquée des Vice-Présidents de la Côte d’Ivoire et du Nigeria confirme l’ancrage du pays au sein des puissances économiques régionales.
L’un des moments les plus marquants a été l’accueil enthousiaste réservé aux représentants du Sahel. L’annonce de la présence d’Ali Mahamane Lamine Zeine, Premier ministre du Niger, ainsi que des chefs de la diplomatie du Mali et du Burkina Faso, a déclenché une ovation vibrante dans l’assistance. Ce soutien populaire illustre l’aspiration des citoyens à une ère de coopération renforcée et de paix durable dans la zone.
Cette dynamique de réconciliation, portée par Romuald Wadagni avant même sa prise de fonction, a été saluée par l’envoyé spécial nigérien qui y voit l’ouverture d’un nouveau chapitre. Durant sa marche vers la présidence, le nouveau chef de l’État a fait de la lutte commune contre l’insécurité un pilier de son programme, rappelant que la solidarité entre nations sœurs est indispensable. Dans son premier discours présidentiel, il a réaffirmé cette vision en soulignant que le destin des pays de la sous-région est intrinsèquement lié.
La confiance renouvelée du secteur privé
La cérémonie a également pris les traits d’un forum économique de haut vol, reflétant le réseau solide tissé par le président au cours de sa décennie à la tête du ministère de l’Économie. Le gotha des affaires était présent : le milliardaire Aliko Dangote, Hassanein Hiridjee du groupe Axian, l’Ivoirien Adama Bictogo (Snedai) ou encore Gagan Gupta d’Arise IIP ont fait le déplacement.
La présence de Makhtar Diop, à la tête de la Société financière internationale (SFI), vient valider une gestion macroéconomique exemplaire. Sous l’impulsion de Romuald Wadagni, le Bénin affiche des indicateurs au vert avec une croissance attendue à 6,5 % pour 2026. La maîtrise de la dette, maintenue sous les 55 % du PIB, et l’augmentation significative des recettes fiscales nationales ont fini de convaincre les partenaires financiers internationaux.
Cette stabilité a favorisé l’éclosion de projets structurants comme la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). Ce pôle industriel, fruit d’un partenariat avec Arise IIP, symbolise la volonté du pays de transformer ses ressources sur place. Avec déjà 25 000 emplois générés et des produits textiles exportés vers les marchés occidentaux, la GDIZ incarne le nouveau modèle de développement que le président entend généraliser. L’engouement observé à Cotonou ce dimanche témoigne des immenses attentes placées en Romuald Wadagni pour conduire le Bénin vers de nouveaux sommets.

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