Le climat politique au Sénégal traverse une zone de fortes turbulences. El Malick Ndiaye, qui occupait le perchoir de l’Assemblée nationale, a officiellement annoncé qu’il quittait ses fonctions. Cette décision majeure survient seulement quarante-huit heures après le limogeage d’Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre.
Dans une déclaration publique, ce fidèle allié d’Ousmane Sonko a qualifié son départ de « choix personnel » dicté par la volonté de préserver « l’intérêt supérieur de la Nation ». Bien que les motifs détaillés n’aient pas été exposés, ce geste marque une rupture nette au sein de l’appareil d’État, peu après la décision fracassante du président Bassirou Diomaye Faye de se séparer de son chef de gouvernement.
Vers une recomposition du pouvoir législatif ?
Le retrait d’El Malick Ndiaye laisse désormais le champ libre à une éventuelle élection d’Ousmane Sonko à la tête de la chambre basse. Le leader du Pastef bénéficie d’une assise solide au sein de l’hémicycle, son mouvement détenant une écrasante majorité de 130 députés sur les 165 que compte l’institution depuis le scrutin législatif de novembre 2024.
Rappelons que Ousmane Sonko, bien qu’inéligible lors de la dernière présidentielle, avait été l’architecte de la victoire de Bassirou Diomaye Faye, portant le projet politique sous la bannière d’une alliance indéfectible symbolisée par le slogan de campagne.
Une gouvernance sous tension
La rupture entre les deux figures de proue de l’exécutif, désormais actée, plonge le pays dans une période d’incertitude. Les désaccords, autrefois feutrés, ont fini par éclater au grand jour, fragilisant la cohésion du sommet de l’État.
Cette instabilité institutionnelle soulève des interrogations sur la capacité du président Faye à mener à bien son programme de réformes. Dans un contexte économique marqué par de nombreux défis, le Sénégal observe avec attention les prochaines manœuvres politiques qui dessineront l’avenir du pays.

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