19 juillet 2026

burkina-eveil

Éveillez-vous à l'actualité du Burkina Faso avec un journalisme rigoureux, citoyen et engagé.

Journaliste nigérien libéré après plus d’un an de prison à Niamey

Un journaliste de Radio Sahara FM libéré après 14 mois de détention au Niger

Une libération qui soulage toute la profession : Hamid Mahmoud, journaliste à Radio Sahara FM d’Agadez, a finalement recouvré la liberté ce vendredi. Arrêté en mai 2025 pour avoir évoqué la possible rupture de contrats sécuritaires entre le Niger et la Russie, son cas avait marqué l’opinion publique et alerté les défenseurs de la liberté de la presse dans le pays.

journaliste nigérien libéré après plus d’un an de prison à Niamey

L’annonce de sa libération a été relayée par Aïr Info, média affilié au même groupe que Sahara FM. Selon les informations recueillies, Hamid Mahmoud et deux de ses collègues avaient été interpellés à deux reprises en mai 2025 à Agadez, après la diffusion d’informations sur les relations tendues entre Niamey et Moscou. Une période particulièrement sombre pour les médias nigériens, alors que le pays traverse une crise politique et sécuritaire sans précédent.

Transférés à Niamey mi-mai 2025, les trois journalistes avaient été présentés devant la justice militaire dès le mois suivant. Hamid Mahmoud a ainsi passé plus d’un an derrière les barreaux, d’abord incarcéré à la prison civile de Kollo, près de la capitale, sous le coup d’accusations graves : « atteinte à la défense nationale » et « complot contre l’autorité de l’État ». Les charges avaient finalement été requalifiées en délit de presse, une issue qui a permis une issue plus favorable.

Une année noire pour les médias nigériens

Le sort d’Hamid Mahmoud illustre la situation alarmante des professionnels de l’information au Niger. En 2025 seulement, pas moins de treize journalistes ont été arrêtés dans le pays. Parmi eux, Mahaman Sani a retrouvé la liberté en août, tandis que Massaouda Jaharou avait bénéficié d’une libération provisoire plus tôt dans l’année. Ces événements rappellent la fragilité du paysage médiatique nigérien, soumis à une pression croissante des autorités.

La libération d’Hamid Mahmoud intervient dans un contexte où les médias indépendants font face à des restrictions toujours plus strictes. Ces dernières semaines, plusieurs titres de presse ont été interdits, accusés de nuire à l’ordre public. Une tendance qui inquiète les observateurs, alors que le pays cherche à consolider sa souveraineté face aux défis sécuritaires et politiques.

Pour les défenseurs des droits humains et des libertés fondamentales, cette libération reste un soulagement, mais elle rappelle aussi l’urgence de protéger ceux qui informent, malgré les risques. Une bataille essentielle pour l’avenir démocratique du Niger.