En 2025, le Gabon confirme son statut de destination phare des investissements directs étrangers (IDE) au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Selon les dernières données, le pays a attiré 379 millions de dollars, soit près de 216 milliards de Fcfa, marquant une progression notable par rapport aux 310 millions de dollars enregistrés en 2024. Cette embellie s’inscrit dans un contexte mondial où les flux d’investissements internationaux se concentrent sur un nombre restreint de pays et de secteurs stratégiques, notamment les infrastructures numériques, les minerais critiques et l’énergie.
Avec un stock d’IDE désormais évalué à 19,24 milliards de dollars (contre 18,89 milliards en 2024), le Gabon renforce sa position de leader régional en matière d’attractivité économique. Les sorties d’IDE, quant à elles, restent modestes à 56 millions de dollars, soulignant le rôle du pays comme principal récepteur de capitaux plutôt que comme exportateur. Cette dynamique s’appuie sur des atouts majeurs : des ressources naturelles abondantes, des infrastructures en développement et des réformes visant à améliorer le climat des affaires.
une stratégie de diversification économique indispensable
Malgré ces avancées, les défis persistent. Le rapport met en lumière une tendance préoccupante : la concentration des investissements sur quelques économies et secteurs clés. Les tensions géopolitiques, l’incertitude commerciale et le ralentissement des grands projets d’infrastructures freinent les perspectives de croissance. En Afrique, la baisse des financements de projets et la polarisation des flux dans un nombre limité de pays soulignent l’urgence de diversifier les bases de l’attractivité économique.
Pour consolider sa position, le Gabon doit capitaliser sur son rôle central au sein de la CEMAC. L’enjeu ? Attirer davantage d’investissements vers des secteurs à forte valeur ajoutée : la transformation locale des matières premières, l’industrie, l’économie numérique et les énergies renouvelables. Dans un contexte de compétition accrue entre les territoires, la capacité du pays à poursuivre ses réformes structurelles et à renforcer l’intégration régionale sera déterminante pour préserver son avance et positionner la CEMAC comme une zone plus compétitive pour les investisseurs internationaux.

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