Salomon Beas dénonce les pratiques antidémocratiques du MRC
L’homme politique Salomon Beas, figure autrefois engagée au sein du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a récemment livré une analyse cinglante sur les dérives internes de ce parti. Dans une publication virulente sur sa page Facebook, il a clairement pointé du doigt ce qu’il qualifie de trompe-l’œil démocratique, mettant en lumière une réalité bien éloignée des principes affichés.
Le MRC, une vitrine démocratique en apparence seulement
Selon Salomon Beas, le MRC, officiellement présenté comme un parti porteur de valeurs démocratiques, cache en réalité une stratégie de domination ethnique. Il dénonce une organisation où les structures politiques seraient en réalité contrôlées par un petit noyau dur, utilisant les militants comme de simples pions dans une logique de purge tribale.
Dans ses propos, l’ancien militant du MRC décrit une situation où les caciques communautaires, aux ambitions personnelles démesurées, n’hésitent pas à assassiner politiquement toute personne osant s’opposer à leur vision. Pour lui, le parti de Maurice Kamto aurait trahi sa promesse initiale en se transformant en un outil de soumission au chef, bien loin des principes démocratiques qu’il prétendait défendre.
Une critique étayée par des témoignages passés
Salomon Beas s’appuie sur des déclarations antérieures, notamment celles de Paul Eric Kingue, décédé depuis, qui avait lui aussi alerté sur la nature ethno-fasciste du MRC. Selon Kingue, le parti fonctionnerait comme une secte, où seuls les initiés du cercle restreint pourraient prétendre à une influence réelle. Tous les autres risqueraient d’être vitrifiés, c’est-à-dire marginalisés ou éliminés politiquement.
Pour Salomon Beas, cette analyse n’a fait que se confirmer avec le temps. Il souligne que le MRC, loin d’être un espace d’épanouissement politique, est devenu un champ de bataille ethnique, où la tribu prime sur les idées et où l’élimination des opposants devient une méthode de gouvernance.
Un appel à sortir du carcan tribal
En conclusion de sa publication, Salomon Beas appelle les militants et sympathisants du MRC à prendre conscience de cette réalité. Il les exhorte à rompre avec une logique où la domination tribale remplace le débat démocratique. Pour lui, la politique ne doit pas être une chefferie traditionnelle, mais un espace où les idées et les convictions priment sur les origines ethniques.
Cette sortie de Salomon Beas intervient dans un contexte où les tensions internes au MRC sont régulièrement évoquées. Elle soulève des questions sur l’avenir d’un parti qui, malgré ses ambitions affichées, peine à incarner une démocratie inclusive et transparente.

Plus d'histoires
Continuité de l’État : l’UDC réclame des garanties face à l’absence prolongée de Paul Biya
Le scandale colonial du village de bamboula révélé par ibrahim traoré
Badara Gadiaga critiquent Ousmane Sonko après son retour au Sénégal