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Les autorités maliennes ont récemment intensifié leur offensive contre les groupes terroristes et séparatistes. Une annonce retentissante a été faite jeudi, promettant des récompenses financières considérables pour toute information menant à la capture d’Iyad Ag Ghaly, le leader du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), également connu sous l’acronyme JNIM, ainsi que de plusieurs de ses complices. Cette décision intervient moins de deux mois après des attaques coordonnées dévastatrices à Kidal et Kati, imputées aux djihadistes et aux séparatistes du Front de libération de l’Azawad (FLA).
Dans un communiqué officiel émanant du ministère malien de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mouhammedine a lancé un appel vibrant à la population. Il exhorte les citoyens à collaborer étroitement avec les forces armées et de sécurité pour localiser sept individus jugés comme des menaces majeures pour la stabilité du pays.
Les mesures annoncées par le gouvernement malien

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Le communiqué, diffusé sur la télévision d’État, a précisé l’objectif de cette initiative : « Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de la préservation de la sécurité nationale, le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion publique qu’une récompense financière est offerte à toute personne fournissant des informations fiables, pertinentes et exploitables permettant l’arrestation ou la neutralisation des individus ci-après désignés. »
La prime la plus élevée, s’élevant à 2 milliards de francs CFA, est destinée à la capture d’Iyad Ag Ghaly, le chef incontesté du JNIM/GSIM. Viennent ensuite Amadou Koufa et Abdoulaye Mohamed, tous deux figures de proue de la katiba Macina, pour lesquels une somme de 1,5 milliard de francs CFA est proposée.
Algabas Ag Intallah, une personnalité politique et militaire du Front de libération de l’Azawad, voit sa tête mise à prix pour 1 milliard de francs CFA. Enfin, Ghita, Bilal Chérif et Abderrahmane Al Banna, trois autres responsables du FLA, sont recherchés avec une prime de 500 millions de francs CFA chacun.
Cette série de mesures fait suite aux attaques coordonnées du 25 avril dernier, qui ont non seulement semé la terreur à Kidal et Kati, mais ont également coûté la vie au ministre de la Défense, Sadio Camara, marquant un tournant dans la détermination du gouvernement malien à éradiquer la menace.
Qui est Iyad Ag Ghaly, l’homme le plus recherché du Mali ?

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Né en 1958 à Boghassa, dans la région septentrionale de Kidal au Mali, Iyad Ag Ghaly est une figure complexe, ayant évolué d’un chef de guerre touareg à un leader djihadiste redouté. Au cours des années 1970, il a trouvé refuge en Libye, où il a rejoint les rangs des troupes du colonel Mouammar Kadhafi, participant à des conflits au Liban et au Tchad, à l’instar de nombreux jeunes Touaregs de son époque.
Son retour au Mali au début des années 90 a marqué le début de son engagement dans la rébellion touarègue, avec la fondation du Mouvement populaire pour la libération de l’Azawad (MPLA). Il a ensuite dirigé le Mouvement populaire de l’Azawad (MPA) dans sa lutte contre l’État malien, avant de parapher un protocole de paix en 1992.
Cependant, son parcours a pris un tournant radical vers l’islamisme et le djihadisme. En 2007, il s’est rapproché des djihadistes du GSPC, une entité qui allait devenir plus tard Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). En 2012, il a fondé le groupe salafiste djihadiste Ansar Dine pour combattre aux côtés d’AQMI. Cinq ans plus tard, en 2017, il a orchestré la création et pris la direction du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), une coalition de plusieurs groupes djihadistes maliens ayant prêté allégeance à AQMI et à Al-Qaïda.
Selon des analyses d’experts, Iyad Ag Ghaly est désormais considéré comme « l’homme le plus recherché du Sahel et la plus grande menace pour le gouvernement malien ». Il a récemment modifié ses tactiques de guerre, délaissant les affrontements militaires directs pour adopter une « stratégie de blocage économique ». Cette approche vise à isoler la capitale en coupant les routes vitales et en sabotant des infrastructures essentielles, telles que les lignes électriques. Son objectif est de rendre la vie quotidienne des Maliens insupportable, afin d’affaiblir le pays de l’intérieur et de provoquer la chute du régime en place à Bamako, sans pour autant chercher à diriger le Mali lui-même, préférant exercer son influence depuis l’ombre.
Cette menace, qui touche directement le quotidien des populations, contraint le gouvernement malien à élaborer de nouvelles stratégies pour protéger le cœur du pays. Il est à noter qu’un mandat d’arrêt international a été émis il y a plusieurs années par la Cour pénale internationale (CPI) à l’encontre d’Iyad Ag Ghaly, l’accusant de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis entre 2012 et 2013.
Le JNIM, affilié à Al-Qaïda, demeure l’un des groupes djihadistes les plus actifs et les plus destructeurs dans la région du Sahel, semant la terreur au Mali, au Niger et au Burkina Faso, pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Parallèlement à ces primes, les autorités ont également mis en place des mesures restrictives concernant les deux-roues. L’interdiction vise spécifiquement les motos de moyenne et grosse cylindrée, connues pour leur puissance et leur vitesse, tandis que les petites cylindrées ne sont pas concernées. L’importation et la vente de motos et de leurs pièces détachées sont suspendues pour une durée d’un an. Les commerçants disposent de trois mois pour déclarer leurs stocks existants, sous peine de voir leurs motos non déclarées saisies par les autorités.

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