21 juillet 2026

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Le RAJET exige la libération des opposants au Tchad pour sauver la démocratie

Dans une lettre ouverte au ton solennel, Ordjei Abderahim Chaha, président du Rassemblement pour la Justice et l’Égalité au Tchad (RAJET), interpelle directement le président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, sur le sort des leaders de l’ex-GCAP et du parti Les Transformateurs, actuellement détenus.

Un appel vibrant pour une justice apaisée et une démocratie vivante

Le chef du RAJET plaide avec force pour la libération immédiate des opposants emprisonnés, dénonçant un système judiciaire qui, selon lui, « empoisonne l’esprit démocratique » et ternit l’image du Tchad sur la scène internationale. Dans sa missive, il rappelle que « reconnaître l’opposition dans sa diversité est le fondement même d’une démocratie mature et durable ».

L’opposition, colonne vertébrale d’un État de droit

Pour Ordjei Abderahim Chaha, l’opposition n’est pas un adversaire à neutraliser, mais un acteur incontournable pour dynamiser le débat public et renforcer les libertés fondamentales. « Sans opposition, la démocratie se meurt dans l’ombre du despotisme », avertit-il, avant d’ajouter que son étouffement ne ferait qu’accélérer la dérive autoritaire du régime. Il exhorte ainsi le président à « graver son nom dans l’histoire comme un bâtisseur de paix » en ordonnant leur libération sans délai.

Le dialogue national, clé de la réconciliation

Le leader du RAJET défend l’idée d’un dialogue national inclusif, seul capable de « cicatriser les blessures du pays » et de jeter les bases d’un avenir commun. Il assure que les opposants incarcérés ne rejettent pas cette voie, car elle représente à leurs yeux « l’unique lueur d’espoir pour un Tchad uni et prospère ».

Méfiance envers les manipulateurs et les faux rapports

Avec une fermeté rare, Ordjei Abderahim Chaha met en garde le chef de l’État contre les « manipulateurs » qui, selon lui, soufflent sur les braises de la division pour mieux servir leurs intérêts égoïstes. Il dénonce sans détour les « rapports fallacieux » et les « fiches calomnieuses » qui influencent certaines décisions politiques, qualifiant leurs auteurs de « fossoyeurs de la nation ».

En conclusion, il appelle à une action d’urgence : « Libérez-les sans condition, afin qu’ils puissent participer pleinement à la reconstruction de notre démocratie et panser ensemble les plaies d’un pays en quête de stabilité. »